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It's too easy ~

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MessageSujet: It's too easy ~ Lun 26 Déc - 16:29

† Une journée si banale †



Le jour s’illumine, les rayons ardents du Soleil frappe ma fenêtre sans rideaux. Quelques faisceaux parcourent l’intérieur de l’appartement. Seul, fatigué, au coin du mur, les genoux repliés sur mon torse, serrés par mes bras, j’attendais. Patient, las de ne pas réussir à dormir, ma tête posée sur mes genoux, je n’avais qu’une hâte, que le Soleil arrive. Je me relève, évitant la lumière, comme si elle allait me désintégrer. Faisant couler l’eau dans la baignoire, allumant une cigarette puis allumant la cafetière, la journée débutait. Le son de l’écoulement de l’eau, l’odeur du café, la fumée de la cigarette et la sensation lorsque cette dernière passe de mes lèvres à entre mes narines, tout ça faisait partie d’un tout, d’habitudes inébranlables de chaque matin. Trois simples choses se rapportant au sens que j’adorais, que je ne pouvais me passer pour vivre. Ainsi le temps défilait, enlevant mon maillot de corps que je portais, souvent, la nuit. Je prenais mon café, brûlant, le silence régnait dans tout l’appartement. Pas un bruit, pas un son, seul l’écoulement de l’eau se faisait entendre. Seul bruit me faisant rappeler de fermer le robinet. L’eau fumait autant que mon café. Je finissais tranquillement de boire ma dose de caféine, écrasant ma cigarette sur le premier cendrier que je rencontrais sur mon chemin. Me déshabillant complètement, entrant dans cette eau chaude si salvatrice. Je plongeais tout mon corps dans cette prison aqueuse prenant une bouchée d’air. Quelques secondes au fond de l’eau, un réveil des plus doux et des plus efficace. Je sortais ma tête dégoulinante pour la poser sur le bord. Détendu, zen, je restais ainsi quelques minutes avant de me laver entièrement. Propre, toujours d’une nonchalance sans égale, je continue la journée, m’habillant seulement en bas avant de reprendre une cigarette et un café. Le silence toujours maître de l’appartement. Mon regard vide, sans pensée, je regarde par le fenêtre. Une vue sur mon ancienne vie, le Mugenjô. A vrai dire, j’avais pris ce logement exprès pour cette vue. En aucun cas je ne voulais oublier, en aucun cas je ne voulais que cette partie de moi s’en aille. Je suis Agon Miaki, effaceur, à qui le tour ?

Le matinée se poursuivait, je m’étais enfin habillé. Classe, sobre et élégant, dès onze heures j’avais un rendez-vous, un petit travail. Souvent cela se passait dans leur quartier général, ou bien je recevais un point de rendez-vous quelconque où l’on me remettait une enveloppe portant une description totale de la cible. Avec le temps, mon surnom avait fait le tour des Yakuzas ou encore d’autres personnes influentes. Tellement qu’il m’était aujourd’hui impossible de voir le visage de mon employeur. Les apeurés ne voulaient pas que plus offrant s’en prennent à leurs misérables vies. J’ai toujours vécu en paria, en coin de la société. Jamais intégré, je suis seul, et ceux qui m’accompagne ne sont qu’un reflet d’une vie fausse et hypocrite. L’horloge sur le mur indique dix heures et demi, l’heure pour moi de partir. Habillé d’un blazer noir sur une chemise de la même couleur se posant sur un jean bleu foncé avant de se terminer sur des chaussures italienne d’un cuir sombre et léger. Un casque audio épousant la forme de mon crâne est le seul son que j’entends autour de moi. Une musique rapide, sans paroles, seulement des sons de basses et divers résonnant à l’intérieur de mon esprit. La cigarette en bouche, je ferme l’appartement et me prépare à rejoindre le lieu de rendez-vous.

Au milieu de la foule, je me sens invisible, personne ne fait attention à ma présence. Marchant d’un pas déterminé et rapide, je prends quelques secondes pour observer, analyser l’environnement. Un homme, brun, la trentaine, travaillant dans les banques, stressés, pressés, aigris. Un groupe d’adolescente, assises dans ce café, regardant et critiquant les passants. Ce jeune homme, seul, le regard empli de haine, près à bondir si on le bouscule légèrement. Et enfin cette vieille femme, âgée, bien trop vieille pour marcher si seule, veuve sans nul doute, cherchant quelque part une bonne âme pour l’aider à traverser ce boulevard. J’évite tout contact, me faufilant entre chacune de ses personnes. Aucun d’eux ne remarque mon passage, je me contente de passer au milieu de leurs vies bien trop remplis pour leurs faire croire qu’elles ne restent pour autant si vides. Il n’y a qu’un échange de place entre humanité cruelle et cruelle humanité...

Je finis ma barre cancérigène, la laissant tombée au sol, seul trace de mon passage, unique souvenir de ma présence ici. Qui est assez soucieux de l’Homme pour en remarquer sa présence ? Tellement de questions sans réponse, et si c’était ça ? Vivre ? Pas la fait de respirer et d’avancer, simplement nos passages divers dans la vie des autres, nos croisements, nos rencontres. Rien ne peut sembler plus beau. J’avance à travers ses petites ruelles. Ce groupe de jeunes traînant là, fumant, dealant au milieu de Shinjuku. Ils ne seront pas un problème, plus un problème. Je m’aventure proche d’eux, un essaye de me pousser contre le mur. Leurs sourires sur leurs visages me fait porter à croire qu’ils sont fiers. Je vois leurs envies de richesse, la facilité qu’ils ont de profiter. Ils pensent avoir vécu le pire alors que la plupart dorment et mangent chaque jour. Je suis pressé, je n’ai pas le temps de faire ça proprement. Me tenant par le col, je suis calme, leurs lèvres bougent, je n’entends pas. Un bruit sourd, stoppé au vol les calme. Le sang coule, ce n’est pas le mien mais celui de mon agresseur. Mon silencieux sur son plexus, il tombe à terre. Je n’ai pas le droit au témoin, trois lames sortent de ma manche. J’en fais passé une sur ma main gauche, lançant les deux autres sur les deux fuyards les plus près de moi. Un s’en reçoit une directement entre les yeux, l’autre dans la nuque. Pour le troisième, son faible retournement de tête lui aura été fatale, le couteau se logeant dans sa tempe. Personne aux environs, il est onze moins dix, mon temps est limité...

Je rassemble les quatre corps, les aspergeant du peu d’essence à zippo que je possédais sur moi. Le feu les consumant, je pars la conscience tranquille, le temps que la fumée interpelle les pompiers ou un bon samaritain, leurs corps se seront décomposés. Et qui s’en soucierait ? Je me hâtais de rejoindre le petit parc où j’avais rendez-vous. J’entrais dans ce cercle de verdure, incognito, je repérais déjà les hommes de mains m’observant. Mon visage neutre et froid ne montrait pas la satisfaction que j’avais en moi. J’aimais l’odeur de sang que j’avais sur moi. Je continuais la marche enlevant mon casque de mes oreilles. D’un coup c’était comme si je n’entendais plus rien, jusqu’à ce que le son revienne. Des enfants criant, riant en jouant au ballon ou à la balançoire, des mamans qui radotent quelques commérages, des jeunes couples jouant à qui attrapera la glotte de l’autre. L’ambiance d’un parc sain, avec moi, au milieu. Intrus non désiré, je me dépêchais de récupérer cette enveloppe posée sur le banc. La prenant sous le bras, mes pas plus rapides que la normale me dirigèrent aisément jusqu’à la sortie de ce cercle de bonheur au milieu d’un monde autodestructeur. M’asseyant dans ce café proche du parc, je devais rester visible des hommes de mains, ce sont eux qui transmettront ma réponse. Je regarde le dossier, ma cible était un jeune homme qui achetait et vendait des actions cotées en bourse. Un assassinat à profit financier, les plus ordinaires. Je pouvais trouver l’homme dans ses bureaux, j’avais une semaine, plus le travail est fait rapidement, plus je touchais. Pourquoi attendre ?

Refermant l’enveloppe, commandant le café, j’avais repéré qu’un des hommes étaient dans le café, à l’intérieur. J’écrivais sur un bout de papier la confirmation que je prenais la mission et que cela sera fait dans l’heure. Je fixais au même café le lieu pour la récupération de l’argent. Le donnant au serveur pour qu’il le fasse passer. Je buvais d’une traite le café, laissant l’argent sur la table, je pus partir sans que l’homme de main ne puisse comprendre où j’étais passé. Fier de moi, je m’allumais une clope, avançant rapidement vers ce building. Traversant la ruelle j’enlevais min blazer, restant en chemise. Les manches relevées, gantés, je me postais non loin de l’accès au parking des bureaux. Nous étions proche de la pause déjeuner, dans le dossier il était mis qu’il restait dans son bureau, lui oui, mais les autres ? Non. Un finit par arrivée, tâche facile que de le bousculer et de lui voler son pass. Le reste s’enchaîna rapidement. J’entrais à l’intérieur du bâtiment, étant aimable avec tout le monde, me faisant passé pour une personne que je n’étais pas. Je n’eus pas de mal à passer la sécurité. Sans caméras dans l’ascenseur, il me facilitait la tâche. Je bloquais l’engin une fois seul et le plus proche des bureaux du haut, passant par le toit, montant la corde jusqu’au dernier étage, je me faufilais à l’intérieur. Les bureaux étaient vides, tout le monde mangeaient, comme prévu. J’avais plus qu’à suivre les indications et de terminer la mission.

J’entrais dans son bureau, le découvrant en plein repas. Il me regardait étonné, presque avec arrogance et dédain. Je grimaçais, pointant mon arme vers lui. Je pus voir son visage se décomposé. Effrayé par la mort, il se hâta de se diriger dans un coin, il empoigna un outil de cheminée m’attaquant avec. J’esquivais d’un pas sur le côté, posant le canon de mon arme sur sa nuque, appuyant sur la gâchette, son corps tomba, inerte. Je rangeais l’arme, sortant un sac pour y mettre son cadavre, enlevant le sang sur le sol, j’empoignais le sac renfermant son corps le traînant jusqu’à l’ascenseur. Je n’eus qu’à faire quelques acrobaties et quelques mouvements fluides pour le déposer à l’intérieur des tuyaux de ventilation. Il ne me manquait plus que de sortir de ce bâtiment, évitant les caméras, restant neutre et aimable, pour que tout le monde oublis mon passage.

Simple, rapide, efficace, je lâchais le pass volé dans le couloir menant au bureau de ma cible. Tout était comme à mon arrivée, le corps caché, il ne le trouverai qu’une fois pourri et rongé par les rats. Ainsi je reprenais l’ascenseur, descendant au hall, sortant du building, reprenant ma veste posée dans la ruelle. Je passais par le café, récupérant mon argent. Une mission faite, rapidement. Quel métier, je vous jure...
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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Lun 9 Jan - 14:07

Une étrange journée ...



[désolé c'est super naze à côté de ton rp, si tu veux que je change quelque chose tu me dis ><]

Une journée qui débutait comme les autres, la fenêtre sale aux éclats d’impact laissait passer les rayons du soleil, illuminant malgré tout toute la pièce puisqu'elle n'avait pas de rideaux pour empêcher la lumière de pénétrer l'intérieur. Ladite fenêtre qui bien que dans un état de délabrement était d'une dimension relativement correcte, assez pour pouvoir illuminer une grande pièce, avait pour vue l'extérieur du château, on avait un magnifique panorama sur la ville de Shinjuku si l'on prenait le temps de nettoyer la crasse sur un bout de vitre pour voir à travers. Belt Line était la zone centrale du Mugenjô et de ce fait très en hauteur, la vue que donnait la fenêtre était donc imposante, car c'est comme si l'on se trouvait sur le haut d'un immeuble comprenant beaucoup d'étage, comme ceux des grandes entreprises. Lorsqu'on regardait à travers cette fenêtre on avait un sentiment de liberté et de domination sur la ville, car on la voyait en entière, comme si elle était un vaste terrain de jeux et qu'elle nous appelait. Mais lorsqu'on tournait un peu la tête, on revoyait les murs sales et ravager par les combats du château qui nous rappelaient que nous sommes enfermé dans cette prison sanguinaire ou règne la terreur. Cela faisait bien longtemps que la petite Nana n'avait plus regarder l'extérieur, car le retour à la réalité était bien trop dure à vivre pour elle, les rêves elle n'y croyait plus depuis longtemps. Désabuser par la violence, elle n'espérait rien de la vie.

Allongée sur un matelas de fortune qui ferait pâlir n'importe quel inspecteur d' l'hygiène tant il était dégelasse et dans un état immonde, n'ayant même plus de moelleux pour se reposer convenablement, poser comme un vieux sac au milieu de cette pièce vide de toute vie, la petite fille aux cheveux d'or fut tiré doucement mais surement de son rêve par les rayons du soleil qui traversaient la pièce. Après avoir ouvert les yeux, c'est avec beaucoup de difficulté qu'elle se redressa, il faudrait qu'un jour elle pense a se faire un lit de meilleur qualité, elle avait mal partout à dormir sur une chose aussi dure et dont les ressorts vous transpercer le corps durant votre sommeil, mais bon ici c'était comme ça, on a pas d'autre choix fallait faire avec. Une fois assisse sur ce qu'on pouvait appeler un lit, elle se perdit en regardant le plafond, se posant tout un tas de questions alors que son esprit embrouillé n'était pas apte ni a y répondre ni même à les comprendre. Pluto s'alluma automatiquement lorsqu'il se rendit compte de l'activité de la jeune fille, bien que se redresser ne soit pas vraiment une activité, mais pour lui s'était suffisant pour s'activé. De sa voix robotique il la salua, ce qui eut pour effet de la sortir de ses songes, mais son regard était encore endormit et elle semblait ailleurs, mettant un moment avant de lui répondre, le temps que l'information n’atteigne son cerveau encore somnolant.

Après quelque discussion futile matinale, histoire de se réveiller et savoir comment a dormit l'autre, elle alla dans ce qui servait de salle de bain en prendre un, peut être que ça la réveillerait. L'endroit où elle vivait avait beau être des plus déplorable, son ancien propriétaire qui l'avait « adopter » si l'on peut dire, avait toute fois installé une salle d'eau, histoire de garder une certaine hygiène de vie. Quand il est mort, il n'y avait plus d'eau qui circulait, il avait surement du faire quelque chose pour qu'elle s'écoule, du coup Pluto avait du pirate tout le système lorsqu'elle est revenue vivre ici pour qu'elle puisse se laver correctement. Durant toute son enfance dans le Mugenjô elle avait grandit dans la crasse, ses vêtements souillés par la saletés et le sang, dont l'odeur aurait pu faire vomir n'importe quel être vivant à l'extérieur sans même qu'elle soit à moins de cinq mètre d'eux tant l'odeur était forte, mais elle ne s'en était jamais rendu compte, car ici tout le monde vie comme ça. C'est en sortant à l'extérieur qu'elle avait apprit l'hygiène car pour des enfants des bas fonds du château, prendre une douche n'était pas une priorité comparé à la survie, la voyant aussi sale, ceux qui l'avaient trouver lui avait tout de suite fait prendre une douche, une femme avait même du lui apprendre comment cela marchait. Depuis le bain était devenue quelque chose de sacré pour elle, c'est dure à expliquer comme sentiment, mais le fait de pas avoir la même odeur que les monstres d'en bas la faisait se sentir dans un sens différente d'eux, une sorte de liberté dont elle n'avait jamais eut le droit avant.

La salle d'eau était modeste, mais comme la surface de son lieu de vie était imposant, la pièce était plus grande qu'un salle de bain standard. Des deux pièces où elle vivait, car il n'y avait qu'un vaste espace semblable à un entrepôt et la salle de bain, c'était cette dernière qui était la plus propre. Lorsqu'elle était revenue vivre ici, Nana s'était acharner à retirer toutes traces de saletés qui s'étaient installé là depuis la mort de celui qui l'avait durant un temps élever comme cobaye. Cette salle était trop sacré pour qu'elle y laisse quoique se soit qui puisse la souiller. Une fois à l'intérieur, elle resta figée un moment, sans penser à rien, juste son esprit c'était perdu quelque part sans savoir où. Lorsqu'elle récupéra ses esprits, elle entra dans la baignoire et y fit couler l'eau en même temps pour ne pas perdre de temps, s’allongeant en même temps, la tête posée contre le rebord, essayant de ne pas s'endormir bien qu'elle en mourrait d'envie. Plus l'eau chaude recouvrait son corps et plus elle se réveillait, et une fois que sa tête était à moitié engloutit elle se souvenait même se ce dont elle avait penser lorsqu'elle s'était réveillée. Oui quand les rayons du soleil l'avait tirer des bras de Morphée et qu'elle avait fixé le plafond comme un cadavre, elle s'était souvenu de cette jeune femme dont elle avait réparer la moto. Elle avait accrocher le numéro de cette Himiko sur une partie de Pluto pour ne jamais le perdre, bien que son ordinateur vivant avait eut comme première idée de faire disparaître se bout de papier ne voulant pas qu'elle ait un autre contacte que lui. Mais sa jalousie fut stopper lorsqu'il réalisa qu'il était bien qu'elle ait également quelqu'un de l'extérieur pour l'aider, surtout que ce n'était pas un homme mais une femme. Cela faisait deux jours qu'elle l'avait rencontrer, et grâce à l'argent qu'elle lui avait donné, juste après leur rencontre, la jeune fille en avait profiter pour acheter quelque petite chose à manger, mais n'étant pas habituer à avoir du butin, elle n'avait prit que pour deux jours, enfin pour une personne normal ce qu'elle aurait prit aurait fait un repas, mais elle ne prenait que peu de repas pour que cela dure plus longtemps. Tout en se lavant le corps, elle s’aperçut qu'en plus d'acheter de quoi manger, il lui faudrait également de quoi se laver. Tout cela était bien déprimant.

Elle sortie de son moment de détente pour s'essuyer avec la dernière serviette propre qui lui restait et alla dans la pièce principale pour chercher quelle tenue elle allait bien pouvoir mettre aujourd'hui. Elle n'avait presque pas de vêtement, mais en fouillant bien elle retrouva une tenue propre, elle ne voulait pas sentir comme tous les autres habitants pour sortir dehors, elle serait bien trop vite repérer, déjà qu'elle était toujours en fugue. S'était sa tenue d'étudiante, dont la veste était trop grande pour elle, peut être qu'en partant ça personne ne la remarquerait ? Du moins elle l'espérait. Nana enfila donc sa tenue, se coiffa pour ne pas ressembler à un épouvantail sortit de son champs, puis elle expliqua à son seul ami la situation et le besoin qu'elle avait d'aller à l'extérieur. Bien qu'il n'aimait toujours pas qu'elle y aille, il était bien obligé de la laisser faire, et il ne pouvait rien lui refuser, encore moins dans une tenue aussi mignonne, il lui créa alors un passage jusqu'à l'extérieur faisant bien attention à ce qu'elle ne rencontre aucun danger en chemin. Lui faisant un bisous sur son écran d'ordinateur, la petite prit le chemin et partit, si Pluto pouvait rougir, il l'aurait surement fait à ce contacte physique.

Une fois qu'elle eut parcourut le long couloir des plus modestes, Pluto n'aimait pas faire des chemin trop compliqué, il voulait qu'elle puisse se retrouver facilement, elle arriva enfin dehors. L'air, non l’atmosphère était totalement différent, elle n'avait plus l'impression d'être une petite proie prête à se faire dévorer car l'ombre de son prédateur planait sur elle. Quel bonheur c'était d'être dehors, mais ce n'était pas si simple car l'extérieur était aussi plein de règle, elle en avait fait les frais lorsqu'elle y avait vécu, heureusement tout cela était du passé maintenant. Elle resta là un moment, profitant du vent qui venait érafler son visage, se disant un instant qu'elle n'avait plus rien à craindre jusqu'à ce que le souvenir des forces de l'ordre la capturant ne vienne tout effacer. Se rappelant alors qu'elle était recherché, elle décida de faire rapidement ses courses, surtout qu'elle n'avait plus la notion du temps à passer ses journées à jouer avec Pluto ou a dormir, elle était donc incapable de dire l'heure qu'il était.

Marchant alors rapidement pour faire ce qu'elle avait à faire, elle remarqua rapidement une fumé noir et des camion de pompier s'y dirigeant. Curieuse de nature, tout comme Alice, elle décida d'aller y jeter un coup d'oeil innocemment. Malheureusement la plupart des gens ce trouvant à proximité avait eut, comme elle l'idée de satisfaire leur curiosité malsaine en allant voir ce qui se passait, espérant que ce soit quelque chose de bien dramatique. La foule était telle qu'elle ne pouvait rien voir, les pompiers eux même avaient du mal à la traverser pour éteindre les flammes, mais une chose était sûr, personne ne savait ce qui brûlait car les sapeur ne voulait pas se prononcer maintenant. Comme les gens ne faisaient que s'entasser massivement, s'écrasant les uns les autres, elle décida de s'éloigner, tant pis si elle ne savait pas ce qui se passait, à vrai dire cela ne la préoccupait pas plus que ça, juste elle était curieuse, et comme elle ne connaissait pas grand chose à l'extérieur elle aurait aimer en savoir plus. Il ne lui restait plus alors qu'à aller faire ce qu'elle avait à faire, soit acheter de quoi survivre dans sa tour d'infamie. Sur son chemin l'air lasse, elle shoota dans quelque canette vide qui trainaient sur le sol, soupirant, la ruelle qui était bloqué par l’incendie était le raccourcit pour aller au petit magasin qu'elle connaissait, il faudrait qu'elle fasse un détour, tiens si elle passait par le parc à côté ? On ne peut pas dire que le château de l'infini soit très verdoyant, alors autant en profiter non ? Qui sait ce qui va se passer maintenant qu'elle y va …

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Si l'ironie était faite de framboises, nous aurions de quoi faire un certain nombre de tartelettes.


Dernière édition par Nana Abaraï le Jeu 12 Jan - 0:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Mer 11 Jan - 17:56

† Sinon ça se passe comment toi au boulot ? †



Le sang, ce rouge pourpre, cette odeur acide, tellement de caractéristiques remplissant mon quotidien. Je n’avais pas décidé de travailler au milieu du liquide qui nous faisait vivre, c’était plutôt lui qui m’avait choisi. Mon passé, mon présent, et même mon futur ne sont qu’une longue lignée de sang versé. Aujourd’hui était encore la preuve que je remplissais ma vie par le mal, même si dans l’éthique humaine, dans la convention sociale cela était prohibé, c’était la seule chose que j’aimais faire. De ma naissance baigné dans ce liquide à aujourd’hui et le passage de ma balle à travers la nuque de cet homme pas un jour en s’était écoulé sans que mes yeux ne voit ce rouge si reconnaissable. Quelle couleur splendide, quelle odeur particulière, quel liquide magnifique ! Je transportais l’odeur sur moi, j’adorais ressentir cette sensation, ce bonheur à l’état pur, la satisfaction de tenir la vie de chacun des êtres m’entourant. J’étais une sorte d’Anubis dans la mythologie égyptienne, oui, je pesais le pour et le contre et je décidais si leurs vies méritaient de continuer ou non. J’aimais ce rôle malgré le fait que j’étais bel et bien conscient que je ne devrais pas avoir ce pouvoir, ce contrôle. De retour au café je récupérais l’argent, c’était bien payé pour le peu d’efforts que j’avais du faire. Je m’assis une nouvelle fois, recommandant un café, allumant une autre cigarette, gardant la musique sur mes oreilles, rien ne pouvait attirer mon attention. Les hommes de mains de mon employeur secret ne bougeait pas, c’était étrange, comme s’ils attendaient autre chose..

Mon caractère méfiant me fit penser directement à un piège. Conneries, s’ils pensaient pouvoir me tuer, ou m’attraper, il faudrait qu’ils soient bien plus nombreux et compétent. Je ne pensais pas qu’ils prendraient le risque, ici, devant cette foule. Par précaution je me cachais de ma capuche. Je venais souvent ici, il ne fallait pas qu’on me reconnaisse si jamais des coups de feus arrivaient. Le ciel se grisait, les nuages cachaient le soleil, l’humidité prenait l’avantage dans l’atmosphère. Je buvais tranquillement mon breuvage chaud, finissant ma drogue cancérigène, pour enfin m’adosser, las et nonchalant, sur le dos de la chaise. Je me sentais épier, observer, je n’aimais pas ça. Je ne sentais pas la suite des événements. Au vu de mes foncions d’effaceur ma mort arrangerait bien beaucoup de personne. Cependant ceux qui ont essayé n’ont fait que tenter, et n’avait qu’un seul essai. Mes apparitions étaient rares, je ne laissais jamais de témoins. Serait-ce le moment de raccrocher ? Sûrement pas, je me faisais pleins d’argent avec ce métier, et j’aimais le faire. Je me souviens encore de mon intégration dans ce milieu si peu commun.

Je venais de sortir du Mugenjô, j’appris rapidement les habitudes et ce qu’il fallait pour survivre dans ce monde si paisible et si merveilleux. L’argent était rare dans mon ancien quartier, les échanges se faisaient par drogue, armes ou meurtres, seul les plus grands du Mugenjô avaient de l’argent. Mais ici, il en fallait pour vivre, après quelques nuits dehors, je décidais de faire le tour du quartier pour trouver quelques billets pour manger notamment. J’avais vécu pire, c’est de la rigolade dans ce monde, on n’avait pas besoin de faire attention à chaque coin de rue. Je faisais le tours des commerçants qui me demandaient tout un tas de choses, entre diplôme, qualification ou expérience, je ne comprenais aucun de tous ces mots. Je n’arrivais pas à trouver, personne ne voulait de moi, et l’idée de retourner vivre dans mon ancienne vie, au Mugenjô m’effleura l’esprit, mais la misère et la mort qui régnait là bas me réfuta rapidement. Sous la fraîcheur de la nuit, je n’avais que mes armes pour me tenir compagnie, et une idée m’est venu rapidement, et si, et si ce monde n’était pas si différent ? Et si au fond, les gens étaient aussi pourris ? Si la vie malgré la différence de misère n’était pas si différente ? Ainsi, la drogue, les armes et le meurtre devraient rapportés ? C’est ainsi que je parcourais la ville à la recherche de personne à liquider. Petit à petit j’entrais dans le système, au début de devait simplement chopper quelques dealers ou petits délinquants gênants. Mais plus le temps passait plus le surnom de « Oneshot » s’ébruitait et plus j’étais sollicité pour des affaires d’assassinats mieux payés. Dès lors je n’ai pas arrêter, j’ai toujours poursuivis cette voie, comme si elle me retenait, mon destin était scellé et je me sentais choisis par une force bien supérieure pour exercer ce droit de vie ou de mort, une sensation sympathique...

Les regards continuaient de se poser sur ma personne, les gens normaux, je veux dire ceux qui vivent dans leurs mondes ne s’occupant pas des autres, tout cela ne remarquait cette aura d’envie de meurtre qui régnait tout autour d’eux. Moi je la ressentais, les hommes étaient restés là pour une bonne raison, et plus je réfléchissais plus je pensais qu’ils étaient là pour m’avoir. Une tentative qui leur coûtera la vie, sans nul doute. Etant encore peu serein et pas certain de la raison de leur immobilité, je me levais. Jetant sur la table un peu plus que le prix d’un café, j’écrasais mon mégot à terre, retardant mon départ, voulant voir si une quelconque réaction se faisait voir, je commençais par me diriger vers le parc. La pluie commençait par arrivée, coulant sur moi, j’accélérais, tournant le dos à ce café. Fatale erreur que de tourner le dos à un bâtiment légèrement surélevé. Sniper ? Un coup de feu se fit entendre, j’eus à peine le temps de réagir à temps que la longue balle d’au moins deux centimètres frôla mon épaule droite arrangeant la peau et tranchant sans nul doute quelques veines et nerfs. La souffrance n’était pas si terrible, ma surprise elle était grande. La foule s’empressait de fuir, à peine dans le parc les gens criaient, pleuraient, couraient, les pigeons s’envolaient. Et moi immobile, le bras gauche tendu vers le point de départ du premier coup de feu, sans besoin de silencieux, la tête du tireur en ligne de mire, une demi-seconde suffit pour rendre mon surnom légitime.

Ce n’était pas finis, les deux hommes les plus proches du café s’approchaient de moi armés d’armes blanches. Le premier m’attaqua de front, d’un mouvement rapide j’empoignais avec toute ma force son poignet tenant l’arme, la repliant sur le côté pour bouger son bras jusqu’à sa propre tempe. Le deuxième, un peu en retrait courait vers moi, rien de plus aisé que lui lancé une fine lame dans la gorge. Cependant il restait encore beaucoup de monde. J’enlevais ma veste, tâchée de sang, mon bras droit immobile, le sang coulait sur tout son long, le bout de mes doigts gouttait. Je me dépêchais, dans une course folle je devais traversé le parc. Deux hommes sortirent de derrière un buisson, armés chacune d’une mitraillette ils tiraient le long de ma course. Ils avaient attendus que la foule partent du parc, les salauds, j’étais ainsi seul, enfin, presque. Un peu devant moi, un jeune fille, une adolescente, soit terrifiée, soit habituée. Elle était sur mon passage, je ne pouvais pas la laisser là. Elle n’avait sûrement pas pu s’enfuir à temps, peut être bousculée par la foule ne prêtant attention qu’à eux mêmes. Le bruit des balles me suivaient, la sirène des forces de l’ordre ne tardèrent pas, il fallait faire vite. Je passais devant la jeune fille, empoignant son bras, l’emportant dans ma course pour qu’aucunes balles ne l’atteigne. Une fois qu’elle fut à peu près stable dans la course, je la lâchais, prenant Zeus, un de mes flingues. Le levant en l’air, je tirais mes huit coups.


«  Angel Shot ! »


Munis de balles spéciales, ces huit munitions n’allaient pas tarder à retomber sur les deux tireurs, ainsi, personne ne pourrait retracer la trajectoires des balles, et je pourrais fuir, laissant aucun de ses hommes s’en tirer. Rangeant l’arme, les cris et l’arrêt des balles me firent rapidement comprendre que j’avais réussis. Reprenant ma course à rythme plus rapide, je repris le bras de la jeune fille pour fuir sur la prochaine ruelle. Tout se passa si vite, quelques minutes, voir secondes s’étaient écoulés entre l’écrasement de mon mégot, et moi dans cette ruelle. A Shinjuku, les Yakuzas avaient le contrôle de ce quartier dangereux de Tokyo, les rafales de balles, les gens se faisant tuer étaient assez courant. La presse en parlera comme un règlement de compte mafieux. Essoufflés, dans la ruelle, adossé contre le mur, je ne disais pas un mot. Je regardais la jeune fille, elle paraissait si perdue, ma politique, mes principes, je devais faire aucun témoins. Passant ma main dans ma poche, le regard sur elle, je n’eus pas le courage. Quel monstre aurais-je été ? Je venais de la sortir de cet échange de balle, tout était de ma faute, je ne pouvais faire ça. La douleur me fit revenir rapidement sur terre, je posais ma main gauche sur mon épaule droite, comme si ce simple geste humain permettrait de stopper l’hémorragie. J’avais de quoi me soigner chez moi, je regardais la jeune fille, et pris la parole.

« Tu ne m’as jamais vu.. »


Ainsi, je commençais à rentrer, d’un pas lent, je transpirais, mon sang avait pas mal coulé, il fallait que je rentre chez moi, vite. Un autre problème pouvait figurer, si jamais la jeune fille parlait, elle avait vu mon visage, malgré ma capuche elle pourrait me reconnaître n’importe où. La pluie commençait à s’arrêter, le soleil revenait peu à peu, comme si les Dieux avaient décidés que ce moment serait tragique, quel métier, je vous jure...

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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Jeu 12 Jan - 0:14

Curieuse rencontre


C'est étrange que le destin, que la vie sur terre qui est offert à chacun d'entre nous, certains disent que c'est un cadeau du ciel, d'autre que c'est un fardeau insoutenable et attendaient alors qu'il se termine. Cette différence de point de vue était lier au mode de vie de chacun, à leur environnement, il y avait d'un côté ceux qui était heureux de vivre car ils avaient la vie facile, tout leur souriait et menaient alors une vie insouciante sans la moindre petit ombre aux tableaux. De l'autre côté il y avait les miséreux qui menaient une vie d'infortune, sans la moindre lueur d'espoirs d'avoir une vie meilleur, attendant dans la peur que la mort viennent les fauchés avec cruauté, ce qui ne les changeraient pas de leur cadre de vie qui était des plus ignobles. Mais il y avait un point commun à ses deux camps : l'argent. Car généralement le premier groupe qui vivait une bonne vie pleine de confort avait les moyens de s'offrir une vie sans soucie, les autres eux n'avaient pas cette chance, ils vivaient généralement dans le bas fond de Shinjukû, ci ce n'est pire, à l'intérieur du Mugenjô. Une vie teinté de la couleur du sang, de son odeur qui vous colle à la peau, une vie où la mort est constamment à vos côtés, s'amusant avec vous, attendant le bon moment pour vous prendre ce que vous aimez pour mieux vous torturez avant de finalement, prendre votre vie quand elle ne vous trouve plus le moindre divertissement. Seul ceux qui étaient fort physiquement et mentalement pouvaient survivre dans ce mode de vie, devenant fou au point d'imaginer qu'ils vivent comme dans la catégorie un, alors qu'ils sont dans la deux. Prenant alors, à défaut des plaisirs que toutes personnes du premier groupe auraient, du plaisir dans des actes viles qu'on ne voyait pas dans ladite première catégorie, car pour ces derniers une vie heureuse ne comprenait pas les meurtres et le massacres, ça ils les laissaient volontiers à la seconde ! Comme toute la misère du monde d'ailleurs, si ça pouvaient les débarrasser …

La jeune fille malheureusement faisait partie de la seconde, et elle aussi à sa façon était devenu folle, car quelle personne raisonnablement censé s'habituait et trouverait normal de voir autant de sang déversé, d'être massacré sans la moindre raison apparente, juste par simple plaisir sadique ? Personne, sauf quelqu'un qui était déjà prédisposé à devenir un serial-killer sans la moindre état d'âme qui ne vivait que pour le meurtre, ces monstres qui habitaient le château de l'infini, bien qu'on ne puisse pas les qualifier d'être censé, même s'ils jamais été autrement que comme ça. Elle, ses yeux d'enfants innocents avaient vu de trop près l'enfer, brulant ainsi sa vision, et le sang de ses amis, comme un blasphème, lui avait comme une sorte de malédiction, retirer une grande partie de sa notion de la violence. Oh bien sûr elle arrivait quand même à dire ce qui est cruel ou non, mais s'émouvoir du démembrement froid et cruel d'un homme qui n'avait rien fait à part le simple crime de vivre, lui était maintenant impossible. Maintenant ça tenait plutôt du « on a égorgé un passant pour rien ? Et alors ? ». Mais en vrai elle était un ange, et même si elle n'avait pas l'impression de ressentir quoique se soit lorsqu'un massacre injuste était commit, en son fort intérieur elle en souffrait, elle aimerait changer se monde, la façon de vivre dans le château mais ça lui était impossible, seule face au Dieu du Mugenjô qu'est ce qu'elle pourrait faire ? Elle était tout juste bonne à se faire dévorer en un seul coup de gueule. Ne pouvant sauver personne, ses ailes ne pouvaient se déployer, et Pluto la gardait bien enfermer près d'elle, pour ne pas qu'elle soit éclaboussé par les souillure des bas fonds.

Néanmoins cet oiseau en cage de solitude pour la protéger de la violence du monde avait parfois le droit de prendre l'air pour mieux rayonné à son retour. Pluto savait qu'elle ne restait jamais longtemps dehors, elle ne s'y sentait pas plus en sécurités que cela, bien sûr plus que dans la zone basse du château mais ce n'était pas assez pour cette enfant. Nana n'avait pas réussit à comprendre tout de suite le mode de vie de l'extérieur, elle en avait souffert, elle du reproduire de manière moins violente la terreur qu'instaurait les monstres qui avaient massacrer pourtant ses amis. Oui, la pauvre ne connaissait que se mode de vie, et ne sachant comment agir elle avait du reproduire ce qu'elle connaissait pour tenter de survivre. Surement était-elle trop pure pour comprendre tout ce qu'il y avait à savoir dans le monde. En sa qualité d'ange, les larcins trop gros pour elle n'était pas son fort, et même si elle voulait, elle n'arrivait pas à les commettre, mais les petits délits mineur tout juste bon à survivre faiblement n'étaient pas suffisant pour s'en sortir, au final quand on avait rien, qu'on soit à l'intérieur ou l'extérieur, ça ne changer pas grand chose, sauf qu'à l'extérieur les chances de tomber sur un monstre qui vous lacères au coins de la rue étaient presque inexistante, car même là, il y avait des gens qui pensaient à commettre des meurtres.

Elle n'allait pas tarder s'approcher de cette catégorie de personne, ses gens qui en dehors du Mugenjô volait la vie des autres, bien qu'elle en ait entendu parler, elle n'en avait encore jamais rencontré. Mais pour le moment, elle avait été absorbé par la curiosité d'un nuage de fumé dont l'odeur ignoble de charogne bruler l'avait détourner de son but premier : chercher des vivres avec l'argent qu'elle avait gagner en travaillant honnêtement pour la première fois de sa vie grâce à une étrange jeune femme à peine plus vieille qu'elle. Voyant que son chemin était ainsi bloqué à cause de l'incendie, dont elle n'avait pu savoir ce qui brulait, bien que l'odeur nauséabonde donnait de fort indice, elle entreprit de faire un détour par le parc pour y profiter de la verdure qui est absente du château. Tout en marchant de manière lasse, elle observa le ciel qui s'assombrissait, mais cette fois-ci non pas à cause de la fumée, mais bel et bien à cause d'un changement de météo, et le résultat ne se fit pas attendre, les premières gouttent commençaient à tomber sur son visage. Elle n'aimait pas cela particulièrement, mais ça en dérangeait pas, grâce à ça, l'odeur des corps brûlé avait disparut mais en échange un coup de feu avait retentit. Tous ses sens se mirent aux aguets, au Mugenjô il y avait peu de personne qui utilisait ce genre d'arme, mais pour s'entrainer à la mécanique, elle ne avait déjà fabriquer tout un tas pour passer le temps. Elle commença à courir en direction d'où venait le tire, mais la cohue des gens apeuraient par ses bruits de mort l'avait empêcher de bien entendre le second coup, pourtant elle était sûr d'en avoir entendu un deuxième. Malheureusement encore une fois, la foule l'empêcha d'agir librement, et c'est avec une grande difficulté qu'elle s'avança en direction des sonorités.

À cause de son allure frêle et fragile, elle fut bousculé et mise à terre en peu de temps, commençant à être piétiner, elle essaya de trouver refuge sous un banc coller à des buissons. Finalement, en cas de danger qu'on soit dans les bras fond ou dans la ville, les gens en cas de crise devenaient tous individualistes. Pour une enfant normal cette situation aurait surement était terrifiante mais pas pour elle, question d'habitude, mais la déception de voir que même dehors on était prêt à écraser un enfant pour fuir le danger était grande. Lorsque la fin de la foule se fit voir elle sortit, évitant les derniers fuyard, là elle finit par se rendre compte que des coups de feu différent résonnaient, une arme plus puissante que la première, capable de tirer plusieurs balle à la seconde. Et en avançant de quelque pas, sans craindre de se prendre une balle perdu, peut être qu'enfaite elle ne réalisait pas le danger qu'elle risquait, elle aperçut quelqu'un qui courait dans sa direction. Nana resta sans bouger, fixant cette silhouette qui se rapprochait en vitesse d'elle, et lorsqu'elle fit proche d'elle, une pression sur son bras se fit sentir, son corps se sentit comme entrainer et elle eut sur le coup du mal à ordonner tous ses mouvements pour ne pas se dérober sous la pression qui l'entrainait.

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Hein ? Mais que …


La petit ne comprenait pas, elle ne savait même pas quoi dire, suivant celui qui lui tenait le bras et la forçait à le suivre pour une raison qu'elle n'arrivait pas bien à comprendre, était-ce dangereux là bas ? Elle observait se dos qui était devant elle, ne faisant même pas attention à s'il y avait quelque chose au sol qui pourrait gêner sa course. À l'écoute des sirènes des forces de l'ordre elle prit quand même le temps de jeter un coup d'œil derrière son épaule, elle se souvenait bien de se bruit, lorsqu'elle s'était enfuit du château de l'infini dans l'espoir d'une vie meilleur, ils l'avaient attrapé et mit derrière des barreaux le temps qu'on la place quelque part, elle avait eut très peur, ses gens qui normalement étaient là pour la sécurité du peuple lui faisaient peur, car pour une ignorante comme elle, ils étaient effrayant sans manière lui parlant avec un langage qu'elle ne connaissait pas. De plus, ici pour eux, elle était rechercher pour fugue d'un foyer d'accueil. Puis elle refixa se dos qui courait sans même lui prêter la moindre attention, avant de finir par la lâcher, elle s'en étonna sur le coup, mais remarqua qu'il sortait une arme à feu qui étrangement lui rappelait une qu'elle avait faite autre fois. Il tira lui coup en l'air en prononçant le nom qu'il avait donner à son attaque et les balles retombèrent sur des hommes dont elle ignorait tout, et pour tout dire elle n'en avait pas grand chose à faire, tout ce qui lui importait pour le moment c'était le jeune homme aux cheveux blanc. Il lui reprit aussi tôt le bas pour continuer à reprendre la course et fuir plus loin. Elle n'émit aucune objection, et le suivait sans la moindre résistance, bien au contraire. Bien qu'il soit armé elle ne se sentait nullement en danger.

Il l'avait entrainer jusqu'à une ruelle qui en lui était pas familière pour un sous, comme quoi elle avait beau avoir était la grande chef de gang féminin de tout Shinjukû lorsqu'elle était inscrite à l'école, elle n'avait pas retenu tous les recoins de la ville. Comme lui elle était essoufflé, à l'intérieur d'elle, elle était bien contente qu'ils aient finit de courir, surtout sous cette pluie qui avait trempée ses vêtements, dire que c'était les seuls vêtements propres qui lui restaient … lui portant un regard interrogateur, elle chercha ensuite du regard un quelconque repère visuel pour se retrouver, mais non, elle n'arrivait pas à se concentrer pour un chercher un, elle reporta son regard d'enfant qui ne comprenait rien au jeune garçon, ne sachant pas quoi lui dire, tout se chamboulait dans son esprit. Soudain des paroles résonnèrent dans son esprit, c'était les paroles du jeune homme. Aussi sec elle revient a la réalité, remarquant alors qu'il commençait à partir lentement, il était blessé et se tenait là où le sang coulait. Et pour couler il coulait, tout son bras en était recouvert, ça longeait même ces doigts ! À cette vue un regard de compassion, et un air triste apparurent sur son visage.

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Mais attend tu es blessé ! Laisse moi t'aider !


Ça devait être dans la nature des anges que d'aider les moyens chanceux, et là c'était son cas, car elle n'avait rien mais lui perdait son sang, ce qui était normal vu le déroulement de la situation, mais elle n'aimait pas voir quelqu'un blessé si ce n'était pas un être mauvais. On ne pouvait pas vraiment dire qu'elle le connaissait suffisamment pour en juger, mais le fait qu'il ne l'ait pas laisser au milieu des tires et qu'elle ne se sente pas en danger déformait son jugement, car elle avait prit pour habitude de connaître les gens avant de dire s'ils étaient bon ou mauvais. Mais là étrangement elle ne ressentait pas le besoin d'en savoir plus pour le faire. Elle s'observa alors, et vit que son haut n'était pas totalement mouillé, sa veste d'écolière était plus étanche qu'elle ne pensait, mais toute la partie haute de son t-shirt par contre était trempé, collant froidement à sa peau. Peu importe, elle déchira un large morceau de son vêtement, de toute façon de tout l'uniforme que son amie lui avait offert c'était lui le moins important, prenant soin de ne prendre que la partie sec, elle s'approcha du garçon et lui posa sur l'épaule sans oser toucher a sa main qui serrait sa plaie. Elle le regarda alors, lui faisant un maigre sourire pour masque maladroitement la tristesse qu'elle avait de le voir dans un tel état.

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Au faite ... Moi c'est c'est Nana et toi ?

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Si l'ironie était faite de framboises, nous aurions de quoi faire un certain nombre de tartelettes.
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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Jeu 12 Jan - 20:33

† Fucking conscience †



Je grimaçais de douleur. La balle m’avait effleurée, simplement, et pourtant la souffrance se faisait ressentir. Bien que je n’avais plus de sensation dans mon bras défunt, je douillais, aussi bien moralement que physiquement. Cela faisait un petit moment que je ne m’étais pas reçu de balle aussi puissante. Ces enflures avaient mis les moyens pour m’avoir. Je prenais un coup au moral, c’était un échec pour moi. Marchant doucement mais sûrement, je faisais de mon mieux pour me hâter. Je devais rentrer rapidement, avant de perdre trop de sang. Je risquais à tout moment de m’évanouir ou de perdre mon bras pour toujours. Je dois avouer que j’avais légèrement peur de cette conséquence possible. Je ne pourrais plus exercer le métier d’effaceur à un niveau auquel j’étais rendu aujourd’hui, et cela réduirait à néant mes ambitions, mon train de vie si parfait comparé à mon passé si misérable. L’argent m’avait sûrement rendu plus narcissique, plus possessif et matériel qu’avant. Avide de puissance je ne pouvais plus me satisfaire du strict minimum. Alors que mes pas lourds se traînaient à avancer, je repenser aussi à cette jeune fille derrière moi. Dans ma course mon visage avait été découvert, elle pouvait me reconnaître, et ça, ce n’était pas une bonne chose. Il y a encore quelques années je n’aurais eu aucune pitié de lui coller mon canon sur son front et de la réduire au silence, mais à force de côtoyer le monde normal, ce monde où on chéris notre jeunesse, porté sur l’avenir et non sur le présent comme au Mugenjô m’avait freiner. Mon changement d’habitation, ma réinsertion m’avait elle rendu plus avide de puissance, ou meilleur en tant qu’humain ?

C’était une question intéressante, le Mugenjô réduisait les Hommes en monstre, en charogne sans conscience, sans rancune, sans pitié, le passage entre ce monde où l’avenir est incertain même dans les secondes suivant le moment présent à ce monde si beau en surface, si protecteur et si abordable pouvait te faire basculer dans plusieurs tranches sociales. Oui, ce transfert pouvait te rendre encore plus mauvais, même si quelques rues sépare l’immense bas fond du château et les pires quartiers de Shinjuku, la différence de misère et de violence y est monstrueuse, démentielle même. Pour les pires crapules du Mugenjô, vivre dans les quartiers déviants de shinjuku était une partie de plaisir, un jeu d’enfant. Cependant le monde normal pouvait aussi te rendre plus calme, la ville proposait pas mal de plans pour s’insérer dans une vie normale, certains pourraient même construire une nouvelle vie, rencontrant pleins de personnes qui deviendraient des amis, une famille et autre convention sociale dont les gens si normaux rêvent d’accéder. J’étais, je dirais, entre ces deux possibilités. J’étais meilleur dans un sens, c’était certain, ce monde, ces gens, tout ça m’avait donné ce qu’on appelle si communément une conscience, je pouvais ressortir des remords, des regrets, mais le métier d’effaceur n’était pas non plus le métier parfait pour un bon samaritain. Tuer des gens qui n’ont rien demandé, qui font des affaires, mettre fin à leurs vies en privant une mère de son enfant, une femme de son mari, des enfants de leurs pères, tout ça faisait partie de ma fonction, je devais vivre avec. J’aimais les assassinats, oui, mais avant je pouvais courir n’importe et tirer sur tout ceux que je voyais en ne ressentant que satisfaction, jouissance et fierté, aujourd’hui je ne peux que réduire à néant des hommes qui font le mal d’une certaine manière mais qui ne peuvent passer par la case prison, ou même justice.

D’un certain côté j’étais une sorte de justicier, en tuant ses hommes d’affaires je contribue au développement des petits commerces, et si on fait abstraction de tout le mal que ça apporte, le bien que cela redonne équilibre les choses. Même si cela n’est pas le plus véridique, c’est cette simple pensée qui me permet de vivre sans me détester, c’est ce qui m’empêche de m’autodétruire. Aujourd’hui n’avait pas été une de ses journées si banales, ni même une bonne journée, j’avais certes empocher un bon paquet d’argent qui me fera vivre aisément, puis j’avais mis fin à des vies peu utiles à l’intérêt général. Ce n’est pas le meilleur argument, mais je me raccrochais à ce que je pouvais pour positiver sur ce massacre. Mais le revers de la médaille faisait mal, j’allais peut être perdre mon bras, je pouvais aussi être arrêter à cause de ma conscience, et j’avais mis en danger tout un tas d’innocent. Je pouvais essayer de me faire croire que cela n’était pas ma faute, je gardais une part de responsabilité dans tout ça. Mes jambes marchaient presque toute seules, me raccompagnant vers mon appartement, j’avais l’impression d’avoir marché pendant des heures, et d’avoir parcouru des dizaines de kilomètres alors qu’en réalité cela ne devait faire que cinq minutes et j’avais à peine fais dix mètres. Bordel...

Alors que je luttais pour avancer, je me rendais compte que ma blessure était assez superficielle. Je me trouvais faible pour autant douiller alors que cette balle n’avait qu’arrachée que quelques nerfs et veines. Je réalisais que dans ma course et dans tous ses mouvements, j’avais du écarter un peu plus la plaie, accélérant la perte de sang. C’était la véritable raison de la douleur et le fait que je me traînais, si je n’avais pas du forcer pour courir à l’épreuve des balles et à ressortir mon arme j’aurais sûrement pu rentrer plus vite et soigner la plaie. Je sortis de toutes ces réflexions qui polluaient mon esprit par une voix féminine derrière moi. Je crus rêver, lorsque je m’aperçus que la jeune fille que j’avais sortie du parc voulait m’aider. Elle avait, tout de même, faillit perdre la vie à cause de moi, et elle m’apportait son aide. Pitié ? Non merci, un sentiment que je n’aimais pas, je n’avais pas besoin d’un quelconque soutien, j’avais depuis longtemps fais une croix sur l’aide humaine. Elle arriva à mon niveau, déchirant une partie de son haut, sec malgré la pluie, pour le déposer sur mon épaule blessée. Dans un état normal j’aurais refusé, mais le contact du tissu sur ma peau eut un effet psychologique, comme si désormais tout allait pour le mieux. J’effectuais une pression sur mon épaule, le tissu s’imbiba rapidement de mon sang. Je regardais la jeune fille, elle n’avait plus sa mine perdue, elle avait l’air d’avoir rencontré pas mal de plaies comme celle ci, d’avoir vu pas mal d’horreur, un tel niveau de terreur qu’elle était presque à l’aise face au sang tombant de mes doigts. Elle m’apportait son soutien sans me connaître, si elle savait ce que je faisais elle serait sûrement partie en courant, vite, très vite. Elle continua de marcher à côté de moi, elle se présenta même. Nana qu’elle s’appelait, j’en revenais pas, elle me demandait également mon identité. Elle faisait clairement la conversation. Je souriais légèrement, c’était tellement peu commun. Quelle genre de petite fille était-ce ? Je ne répondis pas directement, je pris la parole d’une part, pour la remercier à ma manière, c’est à dire, mal à l’aise, distant et un peu froid..


« Ainsi tu as décidée de m’aider alors que si je n’avais pas été là tu aurais pu profiter de ta journée ? »


Je riais légèrement, la situation me semblait tellement improbable. Cette Nana devait être spéciale, elle avait quelque chose que je reconnaissais, comme si j’avais côtoyer des gens similaires durant toute ma vie. Je me sentais à l’aise, elle me semblait presque familière, comme si nous étions amis, ou proches. Une sensation des plus étranges, je ne ressentais pas ça avec d’autres personnes de ce monde, je pensais qu’on avait plus de choses en commun qu’on ne pouvait l’imaginer. Je me souvins qu’elle avait également demandé mon identité. Fallait-il que je la décline ? Je ne ferais pas cette erreur, après tout elle venait de me voir tirer sur plusieurs personnes, lui donner mon nom serait des plus faciles pour elle pour participer à mon arrestation. Bien qu’elle me paraissait pure, innocente et même sympathique, et malgré le fait que je n’avais pas pu la faire descendre six pieds sous terres, je ne pouvais divulguer mon nom. Mais, je répondis, par politesse.

« Je ne suis pas une personne qu’une jeune fille devrait aider. Je suis plutôt une personne que tu devrais éviter.. »

Je savais qu’au vue de mon métier, de mon caractère, je n’étais pas fréquentable. Je n’avais d’ailleurs jamais créer de liens pour cette unique raison. Imaginer qu’un jour, je sorte avec des amis, ou que je trouve même une petite amie, et que quelques mois, années, ou même jour, ils découvrent d’où vienne mes revenus ? Je serais pour sûr perdu, j’aurais tout simplement mis fin à mes jours, tout seul, juste en créant des liens. Sans parler de la douleur émotive que je pourrais ressentir. En évitant le contact des gens, en me positionnant paria et en m’excluant de cette socialisation je m’assure de ne pas souffrir et je couvre mon avenir. Mais est-ce une vie ? Je continuais donc de marcher, la jeune fille me suivait. Je me sentais mal, elle qui m’apportait son aide, qui ne me jugeait pas, j’allais jusqu’à lui refuser de lui dire mon nom. Je ne pouvais pas la laisser là, sans l’aider un minimum, ou même lui rendre un semblant d’équivalence. Nous sortions de la ruelle, je cachais un maximum la blessure et ma main ensanglantée. Au milieu de la foule nous devions passer, inaperçu, je regardais la jeune fille, elle semblait mal à l’aise avec autant de passage de personne. C’était le moment de se montrer un minimum reconnaissant.

« Suis moi, on va aller chez moi, au moins pour que tu puisses enlever la terre que tu as sur toi et sur tes habits. »


Je lui proposais donc de me suivre, je me sentais redevable. Quelle autre surprise pouvais-je m’atteindre de cette rencontre ?

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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Ven 13 Jan - 10:37

Mes choix ... Mes envies ...


Un flingue, un pistolet, différent nom pour le désigner et pourtant beaucoup de gens ne voyait nullement la différence entre les pistolets pour peu qu'ils aient une forme similaire, mais pour quelqu'un qui s'y connaissait un minimum dire que ses armes de mort était pareille était presque insultant. Celui que le jeune garçon avait sortit durant leur course pour ôter la vie à ses attaquants était une arme encore plus particulière, sur le coup elle n'y avait pas prêté plus attention que ça, elle était bien trop préoccuper à observer celui qui lui avait attraper le bras sans rien dire pour l'entrainer dans sa course. Mais maintenant qu'elle y repensait, la vue se cette arme la rendait un peu nostalgique, non pas exactement enfaite, c'était plus un sentiment de déjà vue, ce qui n'était pas si éloigné puisque pour ressentir de la nostalgie par rapport à quelque chose il faut connaître la chose d'avant avec un petit sentiment de manque, ce qui n'était pas vraiment son cas. Lorsqu'elle fabriquait quelque chose ce n'était jamais pour elle en général donc il y avait peu de chance pour que ses fabrications lui manque, sauf si elle avait voulu la garder. En tant qu'ange les armes à feu n'était pas son point fort, elle aimait peut être en faire à cause de on âme de mécanicienne, mais le faite que se soit des armes de mort, non merci ! Voler la vie très peu pour elle, même si involontairement, en fuyant en faisant exprès de prendre des endroits difficiles d'accès, elle avait provoqué la mort de celui qui la poursuivait. Et encore, peut-on vraiment considéré cela comme un crime ? Dans le Mugenjô il fallait bien sauver sa vie à n'importe qu'elle prix, elle n'avait eut pas d'autre solution.

Plus important que le flingue pour l'heure c'était le sang qui s'écoulait de la blessure du garçon. S'inquiéter autant pour un inconnu pouvait sembler étrange, certains diraient même qu'elle est inconsciente de vouloir prendre soin de lui, sauf que voilà elle était comme ça. Cela remontait à sa petite enfance lorsqu'elle avait rejoints les bas fonds du château, dans le groupe d'enfant abandonné qu'elle avait rejoints, on prenait soin d'elle, et là elle réalisa que celui qui l'avait élever avant qu'elle ne soit là n'avait jamais fait autant pour elle. En repensant à tous les sévices qu'on lui avait fait subir sans qu'elle ne s'en rende compte, ne connaissant rien d'autre que se traitement jusqu'à ce qu'elle vive avec eux, elle se promit de jamais plus laisser quelqu'un subir ce qu'elle avait vécu et elle donna alors toutes l'affections possibles aux enfants avec qui elle vivait. Une véritable grand sœur, elle avait commencer par imité les comportements de ceux qui s'occupaient d'elle, puis naturellement elle s'occupait des autres en les rassurants, leur donnant le sourire malgré le malheur qui les entourait, c'était sa nature, protéger ces proches en déployant de grande ailes douce et chaleureuse. C'était sans compter la cruauté qui régnait à l'intérieur du Mugenjô, quoiqu'on fasse, elle vous frappait toujours, peu importante que vous soyez l'être le plus innocent du monde ou le plus grand détraqué mental de tous les temps, tant que le sang et le désespoir remplissait l’atmosphère. Ça elle ne l'avait que trop bien apprit. Malgré tout elle ne changeait pas, même si au final ça ne changeait rien, elle continuait de penser que redonner le sourire aux gens étaient une bonne chose, mettre une belle fleure au milieu d'un champs de bataille n'apaise t-il pas le cœur des soldats après tout ? Que se soit à l'intérieur ou à l'extérieur, elle agissait toujours avec une certaine tendresse, si quand elle était chef de gang et qu'elle n'hésitait pas à mettre une dérouillé à ses rivaux, elle donnait sans compter de l'amour à celles qui la suivaient. D'un certain côté c'était aussi pour elle qu'elle le faisait, car pour son esprit aussi pure vivre dans un monde aussi méprisable était tout bonnement impossible, son esprit se briserait pour laisser place à la folie qui régnait dans le monde. C'était donc un véritable combat intérieur pour ne pas terminer comme tous les autres habitants du château. La volonté qu'elle avait été si grande qu'elle réussissait à s'en sortir et à survivre aussi difficilement soit-il dans cet enfer.

Nana était donc le genre de personne capable de tendre la main à son ennemie si celui-ci est en difficulté, même en sachant que cela pourrait lui nuire par la suite, elle serait capable de le faire sans hésiter, alors aider un inconnu c'était encore plus normal pour elle. En même temps si ce n'était pas le cas jamais elle n'aurait déchirer son vêtement pour lui tendre le morceau de tissu et elle ne se proposerait pas de l'aider. Ses actions n'étaient pas mener par la pitié, tout son être n'était que compassion, on pourrait presque dire qu'elle était une bonne chrétienne si toute fois elle croyait en Dieu, mais elle était réaliste, si le Dieu sauveur de la bible existait, il ne laisserait pas l’usurpateur du Mugenjô faire régner les ténèbres ! À moins que ce ne soit le même et que la bible ait confondu le Diable et Dieu … Voyant qu'il se servait de son tissu elle sourit, contente qu'il ne rejette pas son geste. Il ne fallut pas longtemps à son tissu blanc pour prendre la teinte du sang qui s'écoulait de la plaie. C'est d'un air triste qu'elle regarda sa blessure, le sang ne la gênait en rien, elle en avait vu d'autre en vivant aux château de l'infini, et elle doit admettre que même si elle n'aimait pas voir les gens blessé, elle préférait de loin voir qu'il avait cette blessure plutôt qu'il soit en charpie comme avait fini sa mère et ses amis. Nana sans la moindre peur ni autre se présenta à lui, l'accompagnant dans sa marche, mais en guise de réponse, le jeune homme lui posa une question bien étrange. Elle plongea son regard dans le sien avec un air interrogateur, ne semblant pas vraiment comprendre ce qu'il voulait dire. Pour elle il y avait plusieurs manière de profiter d'une journée, alors pourquoi est ce qu'il disait qu'elle n'en profitait pas ? Et pourquoi disait-il ça comme si c'était de sa faute ? Vraiment pour elle ce n'était pas logique du tout.

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C'est idiot ce que tu dis, en t'aidant je profite de ma journée ! Et puis si tu n'avais pas été là j'aurais surement prit une balle perdu alors ...


Toujours son sourire innocent sur les lèvres. Inconnu ou pas elle parlait naturellement et franchement avec les gens. La jeune fille l'observait toujours, il ne lui avait toujours pas dit son nom, elle aimerait bien le savoir, c'est vrai quoi, quand on parle à quelqu'un c'est quand même mieux de savoir comment il s'apple plutôt que de lui trouver un sobriquet ou voir même finir par l'appeler « machin ». Tout ce qu'il trouva a lui dire sur son identité c'était qu'il n'était pas un homme fréquentable, elle n'allait tout de même pas l’appeler l’asociale quand même ? Elle fit la moue presque d'une tête de six pieds de long sans pour autant être vraiment déçut, c'est vrai après tout il ne la connaissait pas. Tout comme elle ne le connaissait pas. Se souvenant qu'il avait une arme à feu elle se dit que c'était finalement plutôt logique qu'il voulait garder son identité secrète, mais du coup elle lui avait dit la sienne, si un jour il voulait la faire disparaître … tant pis. Quoique non, dans le Mugenjô tout le monde s'en fichait pas mal d'une gamine comme elle, alors s'il la cherchait en demandant son nom aux gens, personne ne pourrait le renseigner. Elle lui répondit presque aussitôt qu'il avait terminé sa phrase.

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Ça c'est ton avis. Moi je trouve pas, et puis un blessé est un blessé, alors pas de chichi ! Si j'ai envie de t'aider c'est mon envie après tout.


Ça avait le mérite d'être claire en tout cas. Chacun pensait ce qu'il voulait, elle, elle avait ses propres points de vue. Peut être qu'elle avait tord, peut être qu'elle avait raison, elle n'en savait rien, mais c'était ses choix et elle s'y tenait. Si elle avait fait une erreur tant pis c'était de sa faute elle pourrait s'en prendre qu'à elle même. Dans la vie il faut assumer ses choix, sa façon de vivre, du moins c'est ce qu'elle pensait. Peut être qu'elle était naïve parce qu'elle était jeune, mais pour le moment elle vivait comme ça. Si elle vivait seule avec Pluto c'était son choix, si elle ne se recherchait pas de groupe aussi. Après avoir vu ses amis se faire massacrer et être obligé de se séparer des autres, elle n'avait plus eut le cœur à trop s'attacher, de toute façon il y avait Pluto. Sans lui elle serait morte depuis longtemps, elle était bien trop faible pour se monde, et il n'y avait que lui pour l'aider.

Les deux finirent par sortir de la ruelle, tombant sur un bain de foule. C'est vrai que Tokyo était la capitale la plus peuplé du monde tout en étant presque la plus petite, elle oubliait souvent se détaille. Nana n'aimait pas la foule, car quand il y avait trop de monde partout, fuir devenait impossible, rien que dans le parc à cause de la cohue de la foule elle avait manqué de finir écraser ! Ça ne la rassurait donc pas beaucoup de voir autant de monde, puisqu'elle avait toujours besoin d'avoir la possibilité de fuir . C'était une habitude de survie. Il lui proposa d'aller chez lui, ainsi elle pourrait de changer. Elle fut surprise qu'il lui propose ça. Et puis elle remarqua qu'il cachait son sang qui coulait et sa blessure, c'est vrai que si quelqu'un le voyait dans cet état il se poserait des questions, surtout avec les échanges de tire qu'il y avait eut. La jeune fille se serra alors à lui, prenant délicatement son bras meurtrit pour le serrer contre elle. Ainsi les gens remarquerait moins le sang, puisqu'il s'imbiberait dans sa veste noir au lieu de laisser des gouttelettes de sang sur le sol.

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D'accord, ça va aller pour toi de marcher jusqu'à chez toi ?


Dit elle avait une mine inquiète. Traverser la foule avec sa blessure ne devait pas être facile, surtout que durant leur course beaucoup de sans avait dû s'écouler. Elle n'avait même pas réfléchit au risque et danger qu'elle pourrait rencontrer en allant chez lui qui était encore un inconnu.

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Dim 15 Jan - 21:27

† Le Petit Poucet †



La pression de mon bras sur ma plaie encore en hémorragie, ralentissait l’écoulement du sang, ce liquide si épais et si plaisant. Je devais être le seul à voir l’ironie de la situation, j’en serais presque à prendre cela avec humour plutôt qu’à me plaindre. Moi qui aimait tant ce rouge, tant cette odeur, me voilà servit. Avais-je préciser que le sang est surtout appréciable lorsque c’est celui d’un autre ? Je ne sais pas si l’expression « l’herbe est toujours plus verte chez le voisin » pouvait entrer en compte, mais c’était la seule chose qui venait à mon esprit. Les balles, quels outils merveilleux tout de même. Si petit, si fragile, et si splendide. Ce métal brillant, cette pointe fine, cette vitesse, l’odeur de la poudre, je me suis toujours demandé comment l’impact d’une si petite chose, de ce petit bout de métal insignifiant pouvait transpercer autant de choses, et surtout détruire une vie humaine. Fascinant, n’est ce pas ? Enfin, pour moi cela l’était. J’effaçais ma mine aigrie pour y placer un léger sourire, je me remettais droit, et m’apprêtait presque à pénétrer cette foule de gens. Avant de m’élancer, il me fallait faire deux choses, en plus de répondre aux réponses de mes réponses de la jeune Nana, je devais trouver un réel moyen d’aller vite sans me faire remarquer. Passer inaperçu dans une foule de gens avec un bras ensanglanté, même en le cachant un maximum, n’importe quelle bousculade ou impact sur ma blessure pouvait rompre mon silence. J’avais l’habitude des coups, ce n’était pas non plus la première balle que je recevais, seulement il ne fallait pas pousser non plus, je restais humain malgré mon cruel manque d’humanité, mais est ce avec ça qu’on juge les êtres vivants ? Je vous le demande bien..

A l’entrée de cette sortie lumineuse, comme si nous sortions du trépas, je regardais la jeune blondinette. Alors que j’avais fais une réflexion sur sa façon de gâcher sa journée en m’ajournant, elle me rétorqua qu’elle trouvait ça gratifiant d’aider les gens dans le besoin. En un coup d’oeil, je regardais sa mine effarée, ses vêtements trop larges et sales, son manque d’assurance au milieu de tous ses gens, et je sus, qui de nous deux avait réellement le plus besoin d’aide. Je lui répondis d’un sourire affectueux, après sa réponse je n’avais pas le courage de briser de une telle pureté, un tel degré d’innocence pour visiblement une enfant déchue, une fille de la rue, la vrai, du Mugenjô. Cependant, en la regardant, je replongeais dans un tas de souvenir, me retenant au mur, je fermais les yeux un instant. Je repensais à mes jours après la mort de mes parents, mon innocence a vraiment basculée ce jour là. Alors que j’avais vu la tête de ma génitrice emballée dans un colis, que j’avais subis coups et blessures avant de regarder mon père se tuant, mon cœur se meurtrissait de jour en jour. Lorsqu’on m’a recueilli qu’on me montra à quel point le Mugenjô pouvait être cruel j’avais rapidement réalisé que rien n’arrangerait les choses, qu’aucun être, aussi pur qu’il soit ne pourrait stopper ses massacres. Ce quartier avait en quelque sorte passé le point de non retour, il était perdu, et ça c’était évident au vue de toutes ces enflures, de toutes ces crapules qui pouvaient y résider. D’un autre côté aucune solution n’avait été trouvée. Faire exploser le tout ? Non, cette jeune fille est la preuve vivante qu’on ne doit surtout pas faire cela. Une descente des forces de l’ordre ? Depuis ils savaient faire la différence eux, entre le bien et le mal, faudrait leur rappeler leur camp par la même occasion. Bref, le Mugenjô ne pouvait être sauvé, et de toute manière, qui s’en souciait ? Qui s’inquiétait des gens encore avec un bon fond qui survivaient comme ils pouvaient ? Qui ? Je vous le demande une nouvelle fois.

Je reprenais mes esprits après ce moment d’égarement, je continuais de sourire à cette jeune fille alors que je répondais à la fin de sa remarque.


« Et si je n’avais pas été là tu n’aurais pas risquée de te la prendre cette balle perdue.. »


Ce n’était pas vraiment une blague, mais j’avais un léger sourire que je n’aurais pas eu si je n’avais pas réussi à la tirer de là. J’avais rétorquer vraisemblablement pour garder le dernier, après tout, j’étais plus âgé, et ne sommes-nous pas supposés, dans les conventions sociales, avoir raison ? Quelle connerie, mais si cela m’arrangeait, après tout j’étais plus proche de la vérité, plus réaliste, son innocence était mignon, encore une enfant trop gentille pour déposer la faute sur les autres, on rencontre de tout dans ce monde, mais qui se doutait qu’un tel ange pouvais rencontrer mon chemin, à moi, assassin cruel et sans remords ? Je ne comprendrais jamais rien au Destin, dira-t-on. Lorsque je refusa de décliner mon identité je crus me faire engueuler par ma mère. M’annonçant clairement qu’elle faisait encore ce qu’elle voulait, et qu’elle ne trouvait pas que j’étais une mauvaise influence. Mes yeux s’écarquillaient de surprise, d’une part pour le ton qu’elle avait employée, d’autre part pour son affirmation de ma bonne foi. Après ma surprise, je ne pus sourire une nouvelle fois. J’avais déjà souris plus de fois dans ces dix minutes que dans toute ma vie. La regardant encore, au bout du chemin, avant de m’y engager, je finissais cette discussion là.

« Pour toi, un gars avec une arme, blessé par balle et il y a peu suivit par des types voulant lui faire la peau n’a pas l’air dangereux, ou même suspect ? Si je suis une bonne fréquentation pour toi, je veux pas connaître les gens que tu évites ! »


Riant légèrement, il sentit le bras de la jeune fille s’appuyer contre lui, elle l’aidait à cacher sa blessure. Le plan était simple, il fallait marcher rapidement, je n’habitais plus très loin. La dernière fois que j’avais fais ce chemin en sang il y avait beaucoup moins de monde, enfin, beaucoup moins de gens normaux. A Shinjuku, de deux à cinq du matin voir un mec traversant la rue avec quelques blessures par balles n’étaient pas si étonnant. Nous étions tout de même proche du château et réputé pour être le pire quartier de la capitale. Mais en plein après midi il était rare de voir du sang tout court en fait. Cela allait être difficile, il ne faut pas que je me fasse griller dans mon propre quartier, je connaissais la majorité des commerçants, même si personne ne savait mon prénom ni ne me voyait souvent, tous savaient que j’habitais pas loin, et ma fin pourrait être plus proche qu’elle ne l’a jamais été. Alors que la jeune Nana me demandait si j’allais tenir jusqu’à chez moi, je lui fis un signe de tête pour affirmer une réponse positive. Oui, grâce à son tissu, et la pression de nos bras, l’hémorragie avait bien ralentit, le véritable soucis était vraiment la traversée. Alors que nous nous engagions dans la rue, je menais la marche d’un pas, ou deux maximum. Assez rapide, j’esquivais tout le monde, limitant mes mouvements, plus je bougeais rapidement plus le sang pouvait giclé légèrement, et là, ça serait voyant, trop voyant. La marche était rythmée, nous évitions les gens, certains laissant traîner leurs regards un peu plus longtemps sur nous deux, en effet, c’était des plus compréhensibles vu la manière dont on avançait. Presque collé aux murs des immeubles longeant la rue, nous réussîmes à entrer dans le hall de mon logement sans trop de mal. Mais une chose n’avait pas été calculée, oui, le sang au sol, j’avais clairement dessiné le chemin pour me retrouver. Et merde...

Je m’allumais une clope, j’avais déjà un plan en tête. Je regardais la jeune fille, je n’avais pas le droit de l’emmener dans un autre coup foireux, après tout on ne savait jamais. Je lui passais mes clés d’appartement, et prit la parole.


« Bon écoute, je vais brouiller les pistes, toi monte et fais comme chez toi. »


D’un ton rassurant, je me hâtais de sortir, clope à la bouche, j’en avais pour une vingtaine de minutes maximum. Ainsi je marchais un peu en zig-zag, m’arrêtant dans une rue, puis dans une ruelle, un peu n’importe où, laissant mon sang s’écouler. J’avais assez brouillé les pistes, ainsi, je revêtais ma main d’un gant en cuir, pour ne pas paraître louche, je fis de même pour l’autre bras. Le tissu rouge sur mon épaule était dissimulé sous ma chemise, cette dernière semblait juste mouillé comme elle était noire, une chance qu’il est plut tout à l’heure. Je pouvais rentrer chez moi, tranquillement, sans craintes. Je l’avais échappé belle ce coup ci...

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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Lun 16 Jan - 9:21

Si semblable est pourtant si différent ...


[C'est normal : « n plus de répondre aux réponses de mes réponses de la jeune Nana » @_@]

Est ce que deux personnes ayant grandit dans un même endroit pouvaient être si différent ? Il faut croire que oui car ses deux jeunes gens étaient tous les deux nées du Mugenjô, ce château de l'infini qui rassemblait tous les êtres les plus abjects de la société qui ne peuvent justement pas y vivre à cause de leur manque d'humanité trop prononcé et leur goût pour l'horreur. Enfin leur enfance n'était surement pas pareille, à moins de vivre ensemble toujours collé l'un à l'autre il est rare d'avoir la même vie que quelqu'un, bien sûr les similitudes existaient et c'était un peu leur cas à tous les deux. Pourtant voilà, lui était devenu un sanguinaire qui se plaisait à voler la vie des gens, alors que elle, au contraire rêvait de voir ce lieux de débauche et d'infamie se transformer en un champs de fleur. La vie était quelque chose de précieux selon elle, bien que sa propre vie, au final elle n'y tenait pas plus que ça. C'était assez paradoxale, mais elle a vu tellement d'horreur, qu'à force d'être désabusé et de tout perdre, elle se moquait bien de vivre longtemps ou de mourir tout de suite, elle ne voyait pas vraiment de différence si ce n'est de faire durer le supplice qu'était la vie un peu plus longtemps. Pourtant elle voulait croire, croire qu'un jour tout serait meilleur, mais ce n'était que des rêves d'enfant innocent, l'être humain était bien trop vile pour qu'un jour le monde change en un monde meilleur où il fait bon d'y vivre. Mais elle essayerait, même si elle devait être seule, tant qu'elle était en vie, peut importe combien de temps, elle ferait ce qu'elle peu pour apporter du bonheur dans un royaume qui en est dénué. Stupide vous ne pensez pas ? Et qu'avait-elle à gagner en faisait ça ? Absolument rien si ce n'est de se prouver à elle même qu'elle n'est pas un monstre comme les autres habitants du château.

Sortant de la ruelle, les deux jeunes gens conversaient sur sa journée gâché, enfin du point de vue du jeune garçon car de celui de la petite tête blonde ce n'était pas ça du tout ! Le tendre sourire affectueux qu'il lui afficha lui fit perdre pendant un moment tout envie de chercher à lui répondre, et se contenta alors un moment de lui rendre le même sourire. Puis il se perdu un moment dans ses pensées, elle l'observa alors sans rien dire, contemplant cet inconnu se demandant à quoi pouvait-il bien songer dans un tel moment. Mais il continuait à lui rétorquer que sans lui elle n'aurait rien risqué. Elle gonfla ses joues à cette remarque, décidément il n'allait pas lâcher l'affaire, à croire qu'il voulait absolument le dernier mot. Mais ce n'est pas par esprit de contradiction que la jeune fille allait lui répondre, elle pensait juste sincèrement que c'était quand même grâce à lui si elle ne s'était pas prit une balle perdu. Du coup elle avait du mal à bien comprendre pourquoi il tenait tant à dire que sans lui elle s'en serait pas prise puisque grâce à lui elle n'en avait pas reçut. Ça pouvait semblait enfantin comme façon de penser, et qu'elle ne voyait pas le vrai mal dans l'histoire mais pour elle c'était quand ça, son innocence faisait qu'elle voyait le bon côté de la chose dans n'importe quelle situation. Ne voulant alors pas qu'il pense quelque chose d'aussi négatif ou même qu'il se pense responsable de la possibilité d'un quelconque accident qui aurait pu la touché, elle lui répondit avec un large sourire.

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Donc ça revient au même ! Sans toi je n'aurais rien risqué, mais parce que tu étais là je n'ai rien risqué non plus.


Peut être qu'au final c'était lui qui avait raison et elle tord, elle ne saurait vraiment le dire, et puis ça ne l'intéressait pas plus que ça, elle voulait juste exprimer son point de vue positif, trop positif peut être. Des deux c'était sûr que ce n'était pas elle la plus réalise. Un ange n'est-il pas censé être que fait de bon sentiment après tout ? Puis la conversation passa au faite qu'elle avait envie de l'aider sans même rien connaître de lui. Toute son assurance qu'elle avait eut en lui exprimant clairement ce qu'elle pensait s'envola quelque peu avec sa réflexion. Il n'avait pas tord et elle prit une mine d'enfant à qui on faisait des reproches. Mais sa dernière remarque sur ses fréquentation la fit rire. C'est vrai qu'il avait tout de quelqu'un qu'une personne normal jugerait de suspect et chercherait même à fuir, mais voilà elle n'était pas tout à fait normale. Et puis comparé au monstre du château de l'infini, il semblait bien moins dangereux ! Oui lui ne l'avait pas abandonner dans ses échanges de coup de feu, il ne l'avait même pas tuer parce qu'elle en avait trop vue, il s'était contenté de la prendre avec lui pour l'entrainer dans sa course loin du danger. Il n'avait donc rien à voir avec se qu'on pouvait appeler les fréquentations de la petite.

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Tu as surement raison, mais c'est pas ce que je pense. En plus mes fréquentation elle m'aurait déjà tué alors que toi tu m'as sauvé.


Tout sourire, elle semblait contente de sa pensée positive sur le jeune homme, réalisant presque qu'elle était en sécurité avec lui. Exagéré ? Oui tout à fait, mais il lui en fallait peu pour voir le bon côté des choses. Sauf qu'en revenant à la réalité, voyant se bain de foule à perte de vue elle prit peur. C'était en vrai une chance qu'il soit blessé au bras, ainsi elle pouvait en plus de l'aider à le cacher se rassurer elle même en le serrant contre elle. Au fond elle avait beau prendre des grands air en souriant, elle n'en restait pas moins une gamine effrayé par le vaste monde qui l'entourait. Enfin il fallait bien le faire, suivant le rythme de la marche qu'il imposait, ils réussirent tant bien que mal à traverser la foule jusqu'à se retrouver dans le hall de son immeuble. C'était la première fois qu'elle se rendait dans un immeuble. Elle jetait partout de rapide coup d'oeil curieux. Est que tous les gens qui vivaient dedans était comme lui ? Non c'était peu probable, il devait y avoir de tout. Soudain un bruit qu'elle connaissait bien attira son attention, celui d'un briquet suivit d'une odeur de tabac. Oui il s'était allumé une cigarette. Elle le regarda alors tandis qu'il lui passait ses clés d’appartement. Là il lui expliqua la situation et sortie à la va vite, sans même le temps de lui laisser dire quoique se soit, alors qu'elle aurait voulu. Mais bon la situation était-elle qu'il fallait faire vite. Son ton avait beau avoir été rassurant, la petite n'en restait pas moins inquiète, serrant dans sa main ses clés. Cependant bien qu’inquiète elle lui obéi quand même, si elle restait là dans le hall toute sale et avec des vêtements déchiré, elle paraîtrait bien vite suspecte. Regardant le numéro de l’appartement sur ses clés, elle s'y rendit, une fois devant la porte elle s'immobilisa. Elle aurait pu regarder sur la porte si le nom du jeune garçon était marqué, mais elle n'en fit rien, elle ne voulait pas découvrir son identité ainsi, elle préférait qu'il le lui dise. Enfin ce n'était pas pour ça qu'elle ne bougeait pas d'un iota, elle était gênée, pouvait-elle vraiment entrée ? Il lui avait bien dit pourtant elle n'osait pas, elle n'avait pas l'habitude de ce genre de situation ! Entré dans un appartement comme ça qui n'était pas à elle. Pourtant il le fallait, si elle restait ici devant cette porte elle paraîtrait aussi suspect que si elle était restée dans le hall. À cette pensée elle se résigna et prit sur elle pour entrée, elle ne voulait pas qu'il ait des problèmes à cause de sa timidité.

Une fois à l'intérieur elle fut surprise, c'était la première fois qu'elle voyait un appartement. Bon bien sûr il y avait eut une amie qui l'avait invité une fois chez elle, mais c'était dans la maison de ses parents, donc pas comparable. Et aussi Karot, ce fils de mafieux qui avait plus qu'un duplex vu la taille, et puis lui c'était trop sécurisé et trop luxueux pour elle qui était pauvre. Tant de chose lui avait rapidement fait tourné la tête. Non vraiment ce que lui avait était bien mieux, elle aimerait bien un jour vivre dans un endroit pareille, mais le pouvait-elle ? Non, elle venait du Mugenjô, elle avait tenté une fois de vivre à l'extérieur et l'expérience ne fut pas concluante, et puis il y avait Pluto … elle ne pouvait pas l'abandonner encore une fois. Cette pensée l'attrista et elle soupira. Un ange prisonnier de ce château, c'était sa cage jamais elle n'en sortirait réellement. Nana retira ses chaussures pour ne pas salir le sol, elle se souvenait que lorsqu'elle était en foyer d'accueil il fallait toujours le faire lorsqu'ils rentraient. Elle n'osa cependant pas visité, elle s'avança juste un peu pour ne pas rester devant l'entrée. Là elle sentit une odeur, une odeur de café, elle s'en souvenait car au foyer le directeur en buvait souvent, cela voulait donc dire qu'il aimait ça ? Elle voulait soudain lui en faire un, mais s'approchant de la cuisine, voyant tout le matériel, elle abandonna vite sa pensée. Elle ne savait pas en faire, non en faite elle ne savait rien faire, cette pièce lui était inconnue au point de lui paraitre effrayante, lui rappelant à quel point elle était inutile et que vivre normalement n'était pas pour elle. Au foyer on apprenait pas à faire la cuisine, et au Mugenjô c'était même pas la peine d'y compter il n'y avait pas de cuisine ! On mangeait ce qu'on trouvait, des aliment cru aux conserves cuite sur des barils en feu, en passant même par les cadavres c'est vous dire. Attrister elle retourna à son point de départ, immobile attendant qu'il revienne, réalisant qu'il mettait un peu de temps. Plus les minutes passaient et plus son inquiétude augmentait, elle ne savait pas quoi faire, mais ce décida, s'il ne revenait pas bientôt, elle partirait à sa recherche.

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Mer 18 Jan - 2:03

♥ Hellcome ♥



Elle était vraiment têtue, mais son acharnement avait un certain côté amusant. Avec son jeune âge, son entêtement passait tout seul, comme si on pardonnait tout aux plus jeunes que soi. Cette rencontre n’était pas commune pour moi, j’avais peu de socialisation, oui, et je dis peu pour ne pas dire pas. Je rencontrais très peu de gens au vu de ma fonction, et surtout par mon manque d’intérêt pour leurs vies. Mais aujourd’hui c’était différent, ce n’était pas que je l’avais pris en pitié, et ça ne ressemblait pas à de la compassion, elle m’avait tendu la main, je ne l’avais pas refusé pour une raison encore étrangère, j’avais si peu d’occasion comme celle ci. Aider les gens ? Une chose si rare dans ce monde, que cela soit chez les beaux quartiers, ou même au sein du Mugenjô. Ces deux mondes n’étaient pas si différent, à vrai dire, je pensais qu’une seule et unique chose se retrouvait dans un monde et non dans l’autre, l’hypocrisie. Au Mugenjô il y avait les pires enflures du monde, pouvant mentir, violer, tuer, faire tout un tas de trucs que personne ne pouvait imaginer, mais ce monde, aussi dégueulasse qui pouvait être, n’avait aucune hypocrisie. En effet, si quelqu’un voulait vous tuez, il le faisait, et cela n’allait pas plus loin, jamais il se présenterait devant vous jurant le contraire. Certes ils pouvaient chercher à faire ami ami avec vous, mais là bas, l’amitié n’existe pas vraiment, seul la soumission règne. Cependant, dans ce monde, les gens peuvent passer devant vous, souriant comme si vous étiez le rayon de soleil de leur journée, et lorsque vous partez crachez sur vous, sur ce que vous êtes, allant jusqu’à n’importe quel moyen pour vous écrasez. Au final l’objectif des deux quartiers est le même, allez au sommet, peut importe qui souffre de cette montée, la loi du plus fort, rien ne fonctionnait autrement. Les êtres humains, différencier des animaux par leur conscience, par leur sens commun, en réalité, tout ça était d’une fausseté, les hommes, une conscience ? Epargnez moi ces conneries, tout comme les animaux ils s’acharnent sur tout ce qui est plus faible qu’eux, sans remords, sans regrets, un beau jour ils s’entretueront.

Le monde, un endroit où nous vivons tous, nous nous accommodons à ce dernier, le changeant, le formant, fixant ses limites et ce qu’on peut y faire sans qu’il nous contraigne. Et pourtant, malgré les erreurs qu’on lui fait subir, avec toute cette merde qui y es remuée, certains trouvent leur bonheur. Le trouverais-je un jour ? Une question que tout le monde se pose, chacun êtres y pensent mais très peu y arrivent réellement. Le bonheur est une chose bien impalpable, un sentiment, pour moi, il n’y avait aucune satisfaction à atteindre ce sentiment si éphémère. Cela semble peut être trop philosophique pour un mec qui vit de la mort des autres. Mais ma pensée est que le bonheur attise seulement la jalousie, le bonheur était en quelque sorte mon gagne pain. En effet, sans bonheur, sans réussite qui reste l’essence même de ce sentiment, je n’aurais pas de boulot. La plupart des assassinats que j’effectuais était des meurtres sur des gens influents, des hommes d’affaires ou de puissance qui ont mieux réussis que ceux qui m’engagent, et ces derniers eux réussissent mieux que mes autres employeurs cherchant à les tuer, et tout ça se perpétuait dans un cycle vicieux. Il ne faut pas sous estimer la bêtise humaine, jamais ils ne se rendraient compte que les effaceurs étaient simplement les instruments de leurs bonheurs. J’apportais cette jalousie, je la nourrissais, c’était sûrement le côté le moins plaisant, mais c’était celui là qui apportait l’avenir de la fonction. Cependant je suis conscient que ce n’était pas le métier rêvé, que ce n’était pas non plus un métier conventionnel. Mais je me satisfaisais de ça, j’aimais ça, je ne savais pas vraiment faire autre chose. Une contrainte ? Oui et non, beaucoup de personne peuvent se le demander. Si je devais passer à la télévision, devant un journaliste, c’est une question qu’on me poserait sans nul doute. Je vois déjà la scène..


* Imagination trop débordante *


« Nous recevons aujourd’hui Agon, effaceur, pour ceux qui se demande encore ce que c’est, il tue des gens pour votre réussite ! »


Génial la présentation, je peux sentir déjà les regards sur moi, je peux ressentir encore plus fortement les jugements, comme c’est splendide.

« Mais dites nous, Agon, comment en êtes vous arrivez là ? »


"Voilà la fameuse question, et bien c’est tout simple, je l’ai choisis. Cela paraît improbable et pourtant c’était le cas, j’y avais été légèrement contraint, sortant de ce monde sans diplôme, sortant du Mugenjô, de cette misère de tout cet environnement de délinquance, que pouvais-je réellement faire ? Etait-ce mieux de dealer ? Ou alors de braquer les banques ? De finir en prison ? De mettre fin à mes jours parce que je ne mérite pas de vivre ? N’importe quoi je faisais pas vraiment plus de mal que ces gens, ces derniers ne méritaient peut être pas de mourir pour autant, mais je ne faisais qu’accélérer le processus de la vie. Après tout, nous allons tous mourir un jour, aujourd’hui ou demain, et, entre nous, ces personnes là font moins de malheur six pieds sous terre.."


* Fin de l’imagination trop débordante *


Nous venions donc d’arriver chez moi et je devais déjà repartir. Brouiller les pistes, mon sang coulait par terre, partout, si on suivait les traces on retrouverait pas ma trace. Sur mon retour, mes gants en cuir empêchant le sang de couler sur le sol. J’étais sauf, je jetais mon mégot de cigarette, courant pour retourner chez moi. Personne n’avait rien remarqué, le sang au sol ne choquait personne, après tout nous nous trouvions à Shinjuku, tout proche du château. Il était commun, voir habituel de voir du sang, des drogués, des clochards en train de mendier. Je rentrais donc dans le hall de mon logement, la jeune fille n’y était plus, j’espérais qu’elle ne se sentait pas trop perdue, seule, chez un inconnu. Et, en réalité, je pensais que son caractère angélique n’était pas une façade. Effectivement, cela aurait été un peu gros mais bon nous ne savons jamais, beaucoup de jeunes jouaient de ça et finissaient par t’enfoncer un couteau dans ton dos, mais elle avait l’air différente, elle était comme une plume d’espoir, une goutte de pureté au milieu de la crasse, j’avais confiance. Quel sentiment difficile à admettre, la confiance. L’offrir à quelqu’un était quelque chose que j’estimais des plus dur, en effet, lorsque l’on fait confiance à quelqu’un on est donc capable de tout lui léguer, même sa vie, tout ça sans regrets peut importe ce qu’il en fait. C’est un sentiment souvent brisé, et qui est plus fatale qu’un coup de feu. Toute mes pensées m’avaient pratiquement fais oublier ma blessure, enfin, au moins ma douleur.

Je montais donc les marches de l’immeuble, doucement pour enfin arrivé à mon logement. Ouvrant la porte non verrouillée, je tombais directement sur la jeune fille,mal à l’aise. Elle semblait paumée, encore plus qu’au milieu des gens, pas à son habitude au milieu de ce lieu dont elle ignorait toute existence il y a une heure. Je souriais, refermant la porte, sans verrouillé pour ne pas l’apeurée encore plus. Oui, sortit du contexte, cela pouvait paraître, étrange. Mais je n’étais pas un détraqué, enfin, pas de ce genre là. Je la regardais fixement, passant devant elle pour allumer ma cafetière. D’un signe de main je l’invitais à entrer. Mon appartement était assez grand, mais vide. Tout était sobre, aucune couleur vive n’était affichée, la cuisine moderne restait dans des tons grisâtre, le salon noir et blanc seulement remplis d’un canapé, d’une télévision et d’une table basse, aucun tableaux ou décorations aux murs, le reste du logement était similaire, je n’avais que le strict minimum. Comme à mon habitude, je m’allumais une autre cigarette, ne proposant pas à la jeune fille, la jugeant trop jeune, et sûrement trop pure, trop innocente. L’odeur du café se mélangeant à l’odeur du tabac, et à une odeur très particulière, celle de mon sang. Me hâtant au dessus de mon lavabo, je retirais mon gant qui laissa échapper quelques flux de sang. Je poursuivais en enlevant ma chemise, je fis couler de l’eau chaude pour y placer son bout de tissu et ma chemise, tout deux tâchés. Refermant le lavabo, je sortais de sous l’évier quelques bandages, une aiguille et du fil, je l’avais déjà fais, j’étais rodé en quelque sorte. Je regardais la jeune demoiselle n’osant presque pas bouger. Déposant tout mon attirail sur le côté, je gardais ce silence, le temps d’aller lui chercher un pull à capuche à moi. Lui montrant d’une main la salle de bain, et lui tendant de l’autre mon pull, je brisais le calme qui régnait tantôt.


« Tu pourras te laver et te sécher. Je te donne ça, c’est sûrement un peu grand et peu agréable mais ça suffira pour te tenir chaud après tous ces événements. »


Je pensais que c’était la moindre des choses, lui remerciant de son aide, en effet, si elle venait du Mugenjô comme je le pensais, elle ne devait pas voir souvent d’eau chaude, ou même d’eau tout court. Avant qu’elle ne parte pour la salle de bain, je retournais près de mon attirail de soin. Et prit la parole une dernière fois avant de me soigner.

« Appelle moi Agon. »


J’avais changé d’avis, pourquoi ? Je ne savais pas, elle n’avait pas l’air méchante, ni même de m’en vouloir. Elle avait changé un peu ma vision de gens, à croire qu’il existait encore des sains. Une fois seul, je nettoyais la plaie, désinfectant le tout, sans bouger, calme, je poursuivais les premiers soins sur mon épaule. Et pendant ce temps, je ne pouvais arrêter de penser à la suite des choses, qu’allait-il se passer ? Je ne recevais pratiquement jamais personne, allait-elle repartir ? Allons nous discuter ? Allons nous, tisser un lien... ? Je finissais de me soigner, puis écrasa ma clope presque consumée, prenant un café, je préparais un chocolat chaud, je réalisais soudain que je m’étais laissé emporté par un stéréotype, souriant, je le laissais de côté attendant la suite. Curiosité, quand tu nous tiens...

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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Mer 18 Jan - 9:59

Ta blessure me fait mal ...


La violence, on la retrouve partout et sous toute forme plus horrible les unes que les autres, dans c'était endroit elle s'était banalisée, ce qui la rendait encore plus effrayante. Cet ange n'avait nulle part où aller, partout où elle allait, la violence était là et elle en payait le prix alors qu'elle n'avait rien fait ni rien demandé. Elle n'avait aucun endroit où être en sécurité jusqu'à ce qu'on lui créer une cage de verre, vide de toute vie si ce n'est la sienne. N'ayant aucun autre choix pour se sentir en sécurité, elle s'y était accommodé, mais était ce vraiment une vie pour elle que d'être entre quatre mur ? Dans une pièce vaste, où elle ne pouvait que rêver d'espace plus grand et d'air pur en regardant par la fenêtre ? Lorsqu'elle en était sortit la première fois, on lui avait dit qu'un enfant ne devait pas rester seule, que le manque de contact humain et un environnement violent étaient les causes principales de la démence. Et si au final elle était folle ? Allez savoir, elle considérait quand même un ordinateur comme son ami. Enfin cet ordinateur avait le mérite d'avoir une conscience et d'agir ainsi librement sans que quelqu'un ne lui dicte quoique se soit, sans compter qu'il avait des sentiments, mais il n'y avait que cet ange pour le considérer comme un être humain, bien qu'il ne dégageait aucune chaleur, aucune vie. Pouvait-elle continuer à vivre dans de tel condition ? Sans personne à ses côtés si ce n'est se robot avec qui elle pouvait discuter seulement si elle abimait son corps en le transperçant de câble ? Elle était si douce et si ignorante de la vrai vie qu'elle acceptait tout sans ce plaindre, comme lorsqu'elle était petite est qu'on torturait son corps pour assouvir des fantasme de scientifique raté. Ne connaissant rien d'autre elle croyait que c'était normal, encore aujourd’hui c'était le cas.

Dans le cas de Pluto c'était différent, en sa qualité de robot, il n'avait pas grand chose à faire des relations humaines, sauf une, celle de la petite qu'il avait vu grandir ou presque. Ils étaient lier, à force de se connecter l'un l'autre, comme s'il la voyait comme un autre robot mais avec une forme différente à la sienne. À force il avait presque fini par s'en convaincre d'ailleurs. Mais voilà, lui il n'était pas un Ange, car même si elle, elle était une victime de se scientifique étrange, lui en revanche était sa création de toute pièce. Comme si c'était son enfant il avait récupérer l'ADN de ce malade, pourtant grâce au contact de la jeune fille, leur liaison toute particulière, il avait également récupérer des parties d'elle. C'est pour cela qu'il n'était pas méchant avec elle, au contraire. Par contre envers les autres il était d'une cruauté sans nom, mais n'en faisait rien, l'ange était à ses côtés, il ne voulait pas qu'elle voit ce dont il était capable de faire, il voulait la garder pure, la garder pour lui. Oui il ne voulait pas que quelqu'un d'autre profite de sa présence, c'est pour cela qu'il n'aimait pas la voir sortir. Une fois il avait même fait de la nourriture virtuel, lui faisait croire qu'elle était vrai pour qu'ainsi elle n'ait pas à sortir dehors en acheter, s’éloignant alors de lui un moment. Malheureusement, même si elle avait crut que ce qu'elle mangeait était vrai, son corps n'était pas dupe et s'affaiblissait. L’ordinateur c'était alors résolu à contre cœur de devoir la laisser sortir de temps en temps pour qu'elle survive, mais ce jour là, alors qu'elle ne devait pas en avoir plus longtemps que les autres fois où elle faisait des petites courses rapides, Nana n'était toujours pas revenu à la maison. S'il avait eut un corps, il aurait tout détruit dans la pièce où il était. Inquiet, furieux, il devenait fou, le temps passait et elle n'était toujours pas de retour. Il fouillait dans toutes les vidéos du Mugenjô voir si elle n'apparaissait pas dessus, mais rien. Pluto ne s'y connaissait malheureusement pas assez pour voir à travers les caméra de la ville, et puis dans Shinjuku, elles avaient presque toutes été détruites. Tout un tas de scénario lui passa par la tête. Si elle revenait, il ne la laisserait plus autant sortir qu'avant.

Pourtant elle avait pensé à lui, se disant qu'il devait être inquiet, mais à l'heure actuel, son inquiétude pour le jeune homme avec qui elle était été plus grande encore. Tout comme Pluto pour elle, elle s'inquiétait de ne pas le voir rentrer plus vite. Son soulagement fut immense lorsqu'elle le vit rentré, s'il n'était pas blessé, elle l'aurait surement serrer fort pour sentir qu'il était bien lui. Lui après tout dégageait de la chaleur, de la vie. La petite jeune fille ne le connaissait que depuis moins d'une heure et pourtant elle avait souffert à l'idée qu'il puisse ne pas rentrer car quelque chose lui serait arrivé. Elle était comme ça. Elle le suivit alors, observant ce qu'il faisait, de toute façon elle ne savait pas quoi faire d'autre dans cet espace inconnu. L'odeur du tabac et du café avaient pour le coup quelque chose d’apaisant, au château de l'infini l'odeur du café était rare puisqu'il n'y avait rien pour en faire. Mais son apaisement disparut bien lorsqu'elle vit le sang apparaître lorsqu'il retira son gant. Son cœur se serra, elle avait mal pour lui, imaginant sa douleur. De plus il ne parlait pas, le silence, bien qu'elle y était habituer, l'angoissa. Il partit un moment, elle n'osa pas bouger, puis il lui ramena un vêtement et lui tendit tout en lui indiquant la salle de bain. Surprise elle le regarda avec de grand yeux. Prenant le pull et le serrant contre elle.

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Merci beaucoup, je vais y aller alors mais ...


Elle regarda sa blessure, ça lui faisait mal, très mal. Elle n'aimait pas voir de telle chose, pourtant elle y était habituée, mais là ça lui faisait plus mal que d'habitude. Son air était triste, comme celui d'un enfant qui aurait vu quelque chose de bouleversant. Elle serra un peu plus le vêtement qu'il venait de lui donner tant elle souffrait pour lui.

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Toi ça va aller ? Ta blessure ... 


Enfaite quelque soit la réponse qu'il allait lui donner, elle aurait toujours aussi mal. Elle finit même pas regarder le sol avec une moue entre l'inquiétude et la douleur. Si seulement elle avait des pouvoirs magiques, elle l'aurait fait disparaître tout de suite cette blessure horrible. Une pensée bien enfantine, mais c'est ce qu'elle pensait réellement au fond d'elle. Mais au moment où elle s'était décider à aller rejoindre la salle de bain pour enfin se changer, elle fut stopper par ce qu'il dit. Son visage passa une émotion de surprise qui fut bien vite remplacer par un large sourire. La joie qu'elle ressentait d'enfin pouvoir l'appeler lui humidifiait même les pupilles. Il ne lui fallait pas grand chose pour être heureuse. Elle serra encore le pull contre elle, mais cette fois comme si c'était une peluche, et partie toute contente prendre une douche bien mérité.

Une fois dans la pièce d'eau, elle l’observa, elle était beaucoup mieux que la sienne, c'était sûr. Elle n'osait presque pas la salir avec son corps tout sale, mais retira quand même ses vêtements, qu'elle posa sur le rebord du lavabo, avant d'entrer prendre sa bouche. L'eau était chaude, si chaude lorsqu'elle coulait le long de son corps. Un délice sans pareille. Lorsqu'elle s'était lever elle en avait aussi prit une, enfin un bain, mais il était rare que l'eau était si chaude. Souvent c'était de l'eau froide qui coulait. Et puis avec tous ce qui s'était passée, le sentiment de bien être était accentué. Pendant qu'elle se savonnait, elle regardait son corps, lui aussi remplit de marque, là pour la première fois, elle se demanda s'il était déjà aller au Mugenjô lui aussi, les gens qui y vivait avent presque tous des cicatrices sur le corps. Une fois lavé et toute propre, elle se sécha avec une serviette, la reposa là où elle l'avait prise et regarda ses vêtements sales. Elle les plia soigneusement et ne sachant pas où les ranger elle les laissa là où elle les avait posés, espérant que ça ne dérange en rien, puis enfila le pull qu'il lui avait passé. Il était vraiment trop grand, il lui arrivait mi-cuisse, et elle du remonter les manches si elle voulait voir ses mains. Dès qu'elle eut finit, ça n'avait pas prit beaucoup de temps, elle partit le rejoindre. Il avait soigner sa blessure mais elle n'en restait pas moins très inquiète, ça se voyait à sa tête, elle s'approcha alors timidement de lui.

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Ton épaule, ça va mieux ? Je peux faire quelque chose pour aider ?

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Jeu 19 Jan - 13:14

† Revelations †



Le café, quel nectar délicieux à mes lèvres. Ce liquide brûlant et si caractériel parcourait dans mon corps tout au long de la journée, à chaque instant presque. Non seulement il me permettait de tenir éveillé toute la journée, mais dans cette période hivernal il réchauffait mon corps. Je m’asseyais donc sur mon canapé armé de ma tasse remplit de café. J’attendais que la jeune fille finisse. J’étais légèrement anxieux, il était possible qu’elle s’échappe ou qu’elle réfléchisse à mes actes et qu’elle juge ensuite que j’étais pas une personne fréquentable. Bref, pas mal de questions qui devenaient de plus en plus stupides me parcouraient l’esprit. Je me rallumais une clope, ça aussi était indispensable à mon corps. Café, tabac, insomnie, meurtre, tout ça était mon quotidien, et toutes ces drogues agissaient de différentes manières sur mon corps et mes pensées. Tout avait un lien, si je perdais une de ses choses, je perdais une partie de moi. C’était comme ça que je m’étais éduqué, ainsi que je vivais, que je respirais. Rapidement je fus rattrapé par les événements passés. Un échec, voilà ce à quoi ça ressemblait pour moi. En tant qu’effaceur et possesseur d’une conscience je n’aimais pas l’idée d’avoir mis en danger la vie de plusieurs personnes innocentes, des gens comme Nana, purs et innocents. Bien que les êtres blanc comme neige n’existent pas, beaucoup d’entre eux ne méritaient en aucun cas de mourir. Je n’avais pas vu de victime, mais tout était possible. Je devais vraiment retrouvé celui qui avait engendré tout ça, le cerveau de l’opération. D’autres questions me venaient en tête, je me demandais si tout cela n’était pas un complot, oui, et s’il savait, si le meurtre de ce jeune homme était qu’une partie du plan. A force de répéter la même chose je devenais peut être trop prévisible, il avait peut être tout prévu, ou presque. Il devait jubiler de me voir mort, il avait lui aussi échoué, il allait sûrement tout faire pour me retrouver et m’avoir. Je réalisais soudain que je n’étais pas si différent des personnes que j’abattais. Ils planifiaient tout dans leurs affaires, évitant la concurrence, dans mon cas je planifiais mes meurtres en évitant de perdre la vie, ça se rapprochait et je n’aimais pas ça. Le traqueur traqué, je devenais une cible de mes cibles, le sort se retournait contre moi. Je devais faire attention, me calmer pour un temps, me planquer, partir peut être. Si peu de solutions pour tant de problèmes, je ne voulais pas fuir, mon unique choix était de les mener à moi et de les abattre tranquillement, proprement, à titre personnel.

Je me mordillais la lèvre, comme stressé, plongé dans mes idées je n’arrivais pas à me vider la tête et me concentrer sur le présent, c’est à dire la jeune innocente dans ma salle de bain. Qu’allais-je faire d’elle ? Elle semblait perdue, son chez soi devait être le Mugenjô mais elle était bien réelle, la pauvre, je la plaignais par expérience. Elle devait souffrir, je savais à quel point le château pouvait être un endroit peu rassurant. Je revois encore son regard lorsqu’elle a vu la blessure, elle s’inquiétait, et semblait réellement sincère. Pourquoi tant d’intérêt ? Je n’avais encore jamais connu ça, elle redonnait une note d’espoir dans la miséricorde, un faisceau lumineux au milieu de cette obscurité, une fleur posée sur tous ses déchets. Je n’avais encore jamais vu ça, je n’y croyais presque pas. Si la douleur me permettait pas de rester dans le réel, je penserais rêver. Le château était une prison, je n’y avais remis les pieds qu’une seule fois et j’avais failli y laisser la vie. J’évitais tout contact, même lointain, avec ce passé douloureux. Tout avait été simplifié ici, je pouvais vivre et non survivre, la différence ce faisait essentiellement là. Je pense que personne ne peut s’imaginer ce que c’est que de vivre là bas, personne sauf les gens y étant. L’enfer me paraîtra une partie de plaisir. Je finissais mon café, continuant de fumer, je me levais, et me postait face à la fenêtre. Cette ouverture sur mon passé, cette lucarne, dira-t-on, qui détient la clé de mes pires souffrances. Tout ce qui à avoir avec le Mugenjô est loin derrière moi, mais tout est encré dans ma tête, je n’oublierais pas, jamais, et cette fenêtre est là pour que tous les jours je vois, je puisse regarder que j’en suis sorti vivant. Il est hors de question que je ne meurs. Je n’ai pas tout sacrifié, tout perdu pour mourir maintenant. D’un geste presque trop colérique j’écrasais mon mégot sur ma vitre. Les cendres tombèrent à terre, doucement, lentement, similairement à ma réussite. J’avais des plans, des projets, des objectifs, je voulais rien perdre, j’avais tant à gagner. Aujourd’hui est une date à sceller, je ne serais plus le discret Agon, le monde du business tremblera. L’effaceur que je suis réserve encore plus de nouvelles surprises, je vous le garantie.

J’avais regonflé ma motivation, je me retournais, jetant le filtre qui était resté dans mes mains dans un cendrier, je souriais légèrement, me moquant de moi même, de ma pathétique situation. Je revenais doucement lorsque la porte de la salle de bain s’ouvra. Elle avait finit, habillé de mon simple pull, j’observais le trait amusant du fait qu’il lui arrive au milieu de ses cuisses. Ses premiers mots furent attendrissants, elle était vraiment incroyable. A peine sortie de la douche elle voulait aider, voir comment je me sentais. Si elle n’était pas si jeune je l’aurais appelée maman. La regardant, je pris la parole, rapidement, voulant la rassurer.

« Tout va bien. »


Je lui montrais mon épaule, apportant la preuve que j’avais réparé le tout. La plaie était refermée, le sang avait arrêté de couler, et la douleur s’estompait. Je l’invitais à s’asseoir, je réchauffais le chocolat avant de lui apporter. Par la suite, je m’asseyais de nouveau. Le regard vide, comme perdu dans un autre monde, un mot s’échappa de mes lèvres, presqu’inconscient je n’ai pas pu les retenir.

« Merci.. »


C’était la convention sociale après tout, je ne regrettais pas, mais il m’était rare de faire ce genre de remerciement si direct. J’étais déstabilisé par sa gentillesse, par sa sainteté. Un lent silence s’installa, et pour ne pas laisser une atmosphère trop étrange, je repris la parole, m’interrogeant à son sujet.

« Tu es une enfant du Mugenjô, n’est ce pas ? »


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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Jeu 19 Jan - 16:12

Hum ... un vrai délice !


(désolé pour la médiocrité du poste)

Pendant qu'elle s'essuyait et s'habillait, elle réalisa que cela faisait bien longtemps que personne n'avait été si gentil avec elle. À son foyer d'accueil, les dirigeants s'en foutaient pas mal d'une gamine de la rue qui ne faisait que leur couter de l'argent car elle n'avait pas de famille derrière pour s'occuper d'elle, ils leur avaient même fallut faire des papiers parce qu'elle n'avait aucune identité. Quel plaie elle avait été pour eux alors qu'elle n'avait rien fait. Quand aux filles de son gang elles n'étaient pas méchantes, mais elles étaient principalement gentille à cause de la hiérarchie, vu que Nana était leur chef. Lui non, il l'avait sauver, emmener chez lui, laisser utilisé sa salle de bain et lui avait même donné un pull. En y repensant ses joues se teintait de couleur rosé. Agon, tel était le nom de celui chez qui elle se trouvait. La petite se demandait bien ce qu'il faisait de sa vie, yakuza comme Karot ? C'est vrai qu'il avait une arme à feu, pourtant son style de vie était beaucoup plus modeste, qu'était-il alors ? La question était un peu légitime, elle était curieuse, et puis autant savoir chez qui on est non ? Enfin il pouvait être ce qu'il voulait, elle l’apprécierait autant, car oui elle l'appréciait. Ce n'est pas qu'il ne lui fallait pas longtemps pour apprécier quelqu'un, mais lui c'était pas pareil, elle ne saurait dire pourquoi. Peut être parce qu'il avait grandit dans le même endroit. Les gens du Mugenjô, même ceux qui en était sortit, dégageait un petit je ne sais quoi de différent, elle avait du le ressentir. Pensant au Mugenjô elle se dit que s'il en venait, il avait de la chance d'avoir réussit à en sortir, et s'en sortir bien puisqu'il avait son propre chez lui. Comment avait-il fait pour s'en sortir si bien en venant d'un endroit si misérable ? Pour le coup c'était une véritable admiration pour lui qu'elle avait. Un jour elle essayerait de réussir comme lui, bien que jamais elle ne pourrait faire le même métier que lui, à moins qu'elle ne change radicalement de voie et de caractère. Un ange de pureté pourrait devenir un ange de la mort ? Allez savoir …

Lorsqu'elle sortit habillé de son pull, elle s'était inquiété de son état, quoi de plus normal vu la blessure qu'il avait reçut. Et il avait beau lui dire que tout allait bien, elle n'était pas rassurer pour autant, pourtant la plaie était fermer et aucun filet de sang ne s'en écoulait. Elle continuait de faire la grimace en la voyant. Au château de l'infini les blessures cicatrisaient vite, mais parfois elle s'infectait très vite. Ce dernier cas de figure était rare, mais un de ses amis d'enfance en avait fait les frais. À cause d'une grave blessure à la jambe suite à une chute sur les tuiles d'un taudis, la gangrène avait élu domicile sur son membre avant de le ravager et le conduire a la mort. Dire qu'ils avaient trouver le courage de l’amputer, ça n'avait pas suffit. Elle s’assit à côté de lui, regardant sa blessure, avant de le regarder chercher quelque chose. Il lui apporta dans une tasse bien chaude, mais ce n'était pas odeur de café non c'était beaucoup plus doux, plus sucré même. Elle adorait. Elle en avait déjà sentit, elle savait donc ce que c'était mais jamais elle n'avait bu de chocolat chaud. Au foyer il n'y en avait pas, il n'y avait que du thé ou du café c'est tout, c'était donc sa première fois. Rien que le fait de savoir de gouter quelque chose de nouveau et d'aussi bon lui recolorait encore une fois ses petites joues. Mais lorsqu'il la remercia elle fut surprise, encore plus que par la tasse qu'il venait de lui amener. Qu'avait-elle fait pour avoir le droit à un remerciement ? Tout ce qu'elle avait fait été des choses naturelles pour elle, donc sans besoin de remerciement, en revanche lui il avait fait des choses qui en méritaient un, comme lui sauver la vie et lui donner un pull, et un chocolat chaud.

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Pourquoi est ce que tu me remercie ? C'est plutôt à moi.


Un tendre sourire apparut sur son visage. Puis elle se mit à boire le breuvage qu'il lui avait donner. Hum le goût était un véritable délice ! Encore plus que l'odeur ! Ses yeux s'écarquillèrent de surprise et de plaisir, elle avait l'impression de nager en plein bonheur. Pourquoi est qu'il n'y en avait pas au Mugenjô ? Ainsi elle aurait pu en boire tous les jours. Elle savourait donc ce chocolat chaud dans le plus grand bonheur. Si seulement cette sensation pouvait durer éternellement, ça serait parfait.

Elle quitta cependant son petit nuage pour rejoindre la réalité lorsqu'il lui demanda si elle était une enfant du Mugenjô. Ça se voyait tant que ça ? Sur le coup elle fit une mine nostalgique, presque triste, se rappelant de la vie là bas, pourtant elle y vivait tous les jours, mais sur le moment elle l'avait prit comme si c'était un souvenir lointain qu'elle voulait oublié, comme si elle n'y vivait plus. Ce petit chocolat chaud l'avait transporter jusqu'au paradis, loin de tous les problèmes qu'on pouvait retrouver chez les simples mortels, mais elle se rappela que sa vie n'était pas là. C'était beau beau pour elle, trop merveilleux, sa vie à elle était dans un enfer sans nom, dans une cage en verre loin de toute vie, bercer par le son des massacres et de l'agonie, l'odeur du sang et de la putréfaction. Une atmosphère de mort y régnait, elle n'aimait pas, mais c'était la vie, elle n'avait pas le choix. Mais attendez, elle réalisa soudain, ce souvenant de ses doutes dans la douche. S'il l'avait si vite comprit ça voulais forcément dire qu'il s'y connaissait un peu, voir beaucoup aux sujets du Mugenjô.

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Oui … tu y es déjà allé ?


Même si elle avait quelque suspicion, elle voulait être sûr. C'était drôle, la personne qui lui sauve la vie, venait du même endroit qu'elle si ça se trouve, le destin y était-il pour quelque chose ? Ou le hasard faisait bien les choses ?

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Ven 20 Jan - 10:46

† Get out †



Le Mugenjô, appelé le château de l’infini. Je me suis toujours demandé pourquoi ce nom. Avec le temps, j’avais émis pas mal d’hypothèses. L’infini, comme le temps qui ne s’arrête pas, comme lorsqu’on y vit, le temps n’a aucun impact, les jours, les années défilent et on ne voir rien venir. L’infini, comme quelque chose qui n’a pas de fin, et pareil, on ne s’échappe jamais totalement de cet endroit, on continue d’y vivre mais lorsqu’on est loin. Et ça je pouvais faire parler mon expérience personnelle. Cela faisait un bon bout de temps que j’avais fui ce passé, et pourtant, tout m’y ramenait, lentement mais sûrement. Mes nuits étaient hantées, mon existence dans ce monde compromise par tous ces souvenirs, rien n’avait le goût d’indépendance, mais tout ressemblait à de la nostalgie. Pas de la nostalgie tranquille, sympathique, celle à qui on pense lorsqu’on évoque ces bons souvenirs gentillets, non, cette nostalgie qu’on parle lorsqu’on espère qu’elle reste loin, mais très loin derrière. Toutes ces années passées dans la crainte que le château me rattrape. Lorsqu’on y a vécu, s’extirper est difficile, il faut savoir que toutes les choses qu’on a vu ne sont, dans le monde « normal », complètement irréelles, qualifiées d’inhumaines même. Et pourtant, les enfants du Mugenjô savent, voient, subissent ces horreurs. J’étais un de ces gamins, et quel genre de gosse est capable de voir la tête de sa mère dans un colis, encore en sang, le regard blanc encore expressif, montrant son effroi. L’imagination peut être redoutable, j’avais toujours eu peur de demander des explications à mon père, au vu de comment il a tourner, cela n’était pas difficile de se rendre compte qu’il avait pensé à tous les scénarios. La réalité, je la su que plus tard, oui, comment ? Simplement en voyant faire, le viol, la torture, la réduction de la tête d’un étage au niveau du cou. Conneries. Tout un tas de merdes, de bêtises, qu’en avais-je à faire aujourd’hui ? Plus rien, pourquoi j’y repensais ? Je n’en savais rien, peut être le fait que les auteurs de ce massacre doivent être encore en train de vivre, voir de poursuivre leurs œuvres. C’est comme ça qu’on appelait ça, là bas, pour moi, le crime était devenu un véritable art, les personnes réussissant à survivre devenaient des artistes, des gens bien plus méritant de la médaille du courage. Certes ce n’était pas des enfants de cœur, encore moins des personnes dignes de confiance, loin de là, mais on ne pouvait leur enlever leur courage de continuer à vivre dans un tel bordel. Je ne me plaçais pas dans ces gens là, je n’avais fais qu’un passage limité au sein du château, j’en étais sorti, pour le mieux ? Peut être, après tout je continuais à vivre dans le sang, la différence était que j’étais payer pour ça, et loin d’être miséreux.

Parlons de ça aussi, la misère, en plus du crime sans remords dans aucunes autres envies que de voir le sang couler, avait la misère. La pauvreté, jamais ce fléau n’apparaissait si flagrant. Les rues, le sol, les bâtiments, rien n’était propre, rien n’était sain, rien ne semblait plus récent que l’Antiquité. Tout se cassait la gueule, tout était en lambeaux, les cadavres à l’air libre parfumaient l’atmosphère, les crapules se planquaient, attendant une petite transaction de drogue à intercepter, et comme il devait être douze dessus, c’est le plus fort qui aura sa dose. La nourriture était plus rare que la bonté, personne ne mangeait, certains devenaient sûrement cannibale, d’autres se démerdaient pour en trouver. Quelques rats, cafards ou autres insectes pouvant maintenir leurs corps assez forts pour se battre et pour planter une aiguille dans le bras. Tout ça c’était le Mugenjô, un territoire hostile, le seul quartier du Japon que personne ne vient visiter, les touristes étaient rares, et pourtant, beaucoup venait photographier Tokyo. C’est assez fou de voir que les gens du monde entier ne s’intéresse qu’aux richesses, qu’aux belles architectures, et qu’aucun d’entre eux ne veulent accepter de voir la merde qui y existe également. La misère, la pauvreté, ces enfants qui crèvent la dalle et ces meurtres infinis. Tiens, encore une possibilité pour le château de l’infini, infini dans son crime, dans sa misère, dans sa merde. Qui se souciait de cet endroit ? Pourquoi ne pas simplement tout faire péter ? Eradiquer au plus haut point ? Après tout ce n’est rien pour le peu de bonnes personnes y habitant. Beaucoup trop d’argent à investir ? Même pour ça ? On préfère les investir dans la bourse, le placer pour qu’il devienne plus rentable encore, le garder dans un coffre fort, améliorer la vie des riches, des bourgeois. Et voilà le but ultime de mes pensées, là où je me dis que je ne suis pas si inutile. Qui est derrière la fin de ce monde ? Qui s’arme et tue ces personnes tellement riches et tellement matérialistes ? Qui descends ces gens qui n’investiraient même pas un centime pour améliorer la vie dans le Mugenjô ? Cette personne, c’est moi, c’est nous. C’est un métier immoral, dénoué de sens, mais nous faisons du bien, nous arrangeons des choses, enfin j’aime croire. Il serait facile pour ses hommes influents d’aider le château, plaçant des aides pour les familles, une police qui régulerait tous, pas des pédales qui se feraient bouffer en moins de deux, des vrais personnes aptes à tirer en cas de besoin. C’est radical, mais des gens ont besoin de ces aides, de ces fonctions, de toutes ces petites choses. Ils ne vivent plus depuis longtemps, pourquoi personne ne veux les sauver..

Je revenais toujours à ce point, à cette ultime question qui ne sera jamais résolue. Mais au delà de ça il restait quelques espoirs, des gens comme Nana. Oui, des personnes qui même autour de cette misère se contentait de ce qu’elle possédais, vivant en suivant une seule chose, Carpe Diem. Une philosophie de vie, vivre au jour le jour, sans se poser de question, simplement respirer et avancer, en restant fidèle à soi même. Nous avons tous besoin d’aide, nous voulons tous être sauvés, mais tout le monde n’a pas le droit à cette chance, certains parce qu’ils n’attendent pas assez, d’autres parce qu’ils ne tendent pas assez leurs mains. Je l’ai tendu, plusieurs fois, on l’a déjà écrasée, plusieurs fois, mais la douleur en vaut la peine, vraiment. Je revenais à la situation réelle, m’extirpant de toutes ces pensées, elle se demandait pourquoi je la remerciais. N’était-ce pas évident ? Ne se rendait-elle pas compte ? Personne ne viendrait se déranger pour une personne en sang, personne ne vient secourir les gens qui se font tabasser, personne n’aide les vieilles dames à traverser. C’est ainsi, l’individualisme à remplacer les coutumes d’aides et de soutiens. L’être humain est égoïste et égocentrique, personne ne peut le changer. Elle confirma aussi son lien avec le Mugenjô, cela expliquait aussi pourquoi elle n’était pas consciente du bien qu’elle faisait. Là bas, le bien n’existe pas, personne ne t’aide parce que tu le mérites ou pas. Elle était vraiment différente, unique même. Elle me demanda si j’y étais déjà allé, à ces mots, un petit rire s’échappa. Elle ne pouvait pas savoir, mais en tant que connaisseur et acteur principal de ma vie, la question était risible. En effet, la question était tournée comme si j’y étais allé pour visiter, regarder ce que c’était, comme si j’y étais passé en coupe vent. Son innocence n’avait pas de limite, c’était attachant, troublant même, presque irréelle.


« J’y suis né. J’y ai vécu, j’y ai grandi même. Et même aujourd’hui je suis sûr qu’un jour, j’y mourrais. »

Tous ça n’était que mise en scène, une métaphore fort bien employée, j’y mourrais, oui, le Mugenjô sera mon assassin, celui qui aura raison de mon esprit. J’en étais certain, personne ne lui échappe.

« Enfin, façon de parler. Le Mugenjô est une partie de moi, et tant qu’elle sera là, et crois moi elle restera, je ne pourrais vraiment m’en détacher. Et ça, peut importe ma volonté... »


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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Ven 20 Jan - 16:32

je refuse ! C'est trop triste !


L'ignorance, voilà quelque chose qui était dangereux et ce de bien différente manière. Quelqu'un qui ne sait pas par exemple que mettre les doigts dans une prises électriques pourraient le faire pour essayer avant de mourir électrocuter. Oui il y avait plein de chose dangereux dans le monde et si on ne les connaissait pas, on ne s'en méfiait pas. Dans le Mugenjô la population était inculte, il n'y avait personne pour leur apprendre quoique se soit, c'était presque un peuple primitif voir animal, et encore les animaux se géraient mieux en société que les habitants du châteaux, c'est vous dire. Ne sachant alors rien, ils leur étaient difficiles de vivre aussi bien que ceux de l'extérieur, d'ailleurs à cause de ça ils ne pouvaient pas vivre dehors car il fallait tout apprendre car rien n'était pareille ou presque. L'inconnu était effrayant, pour avoir essayé elle le reconnaissait volontiers, elle avait presque réussit, peut être parce qu'elle était encore jeune lorsqu'elle était sorti, c'était surement plus simple, un adulte aurait surement plus de mal à changer radicalement de façon de vivre. À cause de leur ignorance du monde extérieur, les habitants du Mugenjô étaient rejetés comme des parias, même des lépreux auraient surement un meilleur traitement que ceux qu'ils recevaient. Les personnes vivant à l'extérieur avaient peur d'eux, peur de leur violence, pauvreté, ignorance, ils étaient trop sale, ils étaient considéré comme des déchets entassé dans une décharge humaine. Voilà ce qu'était le Mugenjô et la vision que l'extérieur en avait. Pourtant si leur façon de vivre était différente de celle de l'extérieur c'était parce qu'ils n'en avaient pas trouver d'autre, ils s'étaient habitués à vivre de cette manière méprisable sans chercher à savoir si c'était une bonne manière ou non, en essayer de nouvelle. Non la vie était bien trop mouvementé pour chercher à essayer d'autre manière de vivre, on en avait trouver une on la gardait c'était comme ça c'est tout. Lorsqu'elle y pensait la jeune fille éprouvait de la tristesse pour les autres habitants, elle se disait que si quelqu'un les avait aidé dès le début ils n'auraient pas fini ainsi, ils auraient réussit à s'en sortir beaucoup mieux, mais voilà personne ne voulait les aider et maintenant c'était trop tard. Parfois elle en y pensant elle arrivait même à la conclusion qu'au final les habitants du Mugenô n'étaient que des victimes, et cette vision elle l'avait pour tous les habitants, même les monstres. Oui parfois lorsqu'elle avait ce genre de penser elle avait envie de les prendre en affections se disant que peut être au final ce n'était pas de leur faute.

Enfin cette pensée ne durait jamais longtemps, car le douloureux souvenir du massacre de ses amis lui broyait les tripes à l'en faire vomir tant la vision de leur corps lacérer était insupportable. Tout comme la vision du meurtre de sa mère, sans oublier qu'elle, avant d'être assassiner par l'horreur du château, c'est un homme de l'extérieur qui l'avait violer, torturer et engrosser, la laissant au seuil de la mort, dans le désespoirs le plus complet. Une loque brisé n'attendant que la mort, un état léthargique avancé provoquer par la mort cérébrale sans en être vraiment une. Malgré tout la petite Nana s'était former dans son utérus, vivant malgré tout. Elle n'était pas une enfant de l'amour, elle n'avait pas été désiré, ce n'était que l'enfant d'un viole violant qui avait détruit sa mère et dont l'arrivé au monde fut si insupportable pour cette dernière qu'elle n'en survécu pas. C'est triste à dire, mais c'était surement mieux ainsi car sa défunt mère n'aurait surement pas supporter d'accoucher d'un enfant de cet homme horrible, et elle l'aurait tuer cet enfant de lui à peine sortit de son corps. La petite ignorait donc ce qu'était une mère, son amour maternel et même ce qu'était une famille, souvent elle idéalisait ces choses, et elle s'était souvent demander petite ce qu'était devenue sa mère, pourquoi elle n'était pas avec elle, comment elle était, tout plein de chose légitime qu'un orphelin pouvait se poser. Parfois dans ses rêves elle avait même imaginer qu'elle était avec elle, s'imaginant une vie totalement différente pour fuir la réalité cruelle. Enfin ses rêves d'enfants avaient cessé lorsqu'elle vit, dans les mémoires des archives du Mugenjô, en y étant connecté de force, la mort de sa mère. Elle était encore toute jeune en ce temps là, et cette image l'avait profondément choqué, qui ne l'aurait pas été ? Le choc fut si grand qu'elle n'arriva même pas à pleurer, pourtant son cœur en avait envie, mais le cerveau lui n'arrivait plus à rien faire. Comment supporter à son âge de tel vision, la vérité sur sa naissance, l'était dans lequel sa mère se trouvait ? Le fait de savoir que la mort de sa mère était provoqué par sa venue au monde, faisant d'elle l'assassin de sa mère ? Oui depuis cette vison l'enfant qu'elle avait été ne rêvait plus d'une vie imaginaire avec sa mère mais d'une vie où elle n'était pas née et où sa mère était toujours vivante … Si sa naissance l'avait tuer, alors sa mort la ramènerait à la vie ? Elle y avait pensé, elle aurait bien voulu mourir si ça pouvait faire revivre sa mère mais c'était impossible. Comme Agon elle avait vu la mort de sa mère, à un age certes différent, mais la vison d'horreur restait la même, ça leur faisait des points communs en plus, mais malgré tout ça, elle n'eut pas le même caractère que lui, peut être parce qu'elle était plus faible que lui.

C'est vrai contrairement à lui elle était faible, car lui pouvait survivre seul, alors que elle, toute seule finirait bien vite par se faire dévorer par le Mugenjô même. Comment avait-elle fait jusque là ? C'était juste un miracle, c'était déjà un miracle qu'avec sa personnalité si particulière, surtout pour quelqu'un qui à vécu ce qu'elle a vécu et qui vit là bas, survive en ses murs incrustés de toutes les souillures du mondes. Mais la petite Nana ne pouvait pas tendre la main pour qu'on l'aide, non pas qu'elle ne voulait, mais en se contentant que ce qu'elle avait elle ne cherchait aucunement à avoir plus, et tendre la main pour avoir de l'aide, c'était vouloir plus. Si ça vie était comme ça alors tant pis, elle devait continuer à vivre comme ça, c'est tout, c'était la fatalité rien de plus. Elle vivait naturellement avec ses principes sans réellement se poser de questions, c'était peut être parce à cause de se naturel qu'elle ne comprenait pas le fait qu'il la remercie. Puis à sa question, il se mit à rire. Elle ne comprenait pas, aurait-elle du deviner tout de suite qu'il en venait sans avoir le moindre doute ? Elle était gêner et se faisait petite derrière sa tasse de chocolat chaud, finissant celui-ci. Mais ce qu'il dit la marqua, mourir ? À peine eut prononcé ce mot que spontanément elle se redressa en le regardant choquée.

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Non ! 


Cependant il n'avait pas finit de parler, elle s'était trop vite emporter, mais elle n'avait pas supporter cette idée. Sans rien dire, ce faisant encore petite au fur et à mesure qu'il parlait, elle l'écoutait sans perdre une miette de ce qu'il disait. Ce qu'il disait était vrai, dure à entendre mais tellement vrai, elle le savait, même elle lorsqu'elle était partie elle était resté enchainer au château de l'infini. À l'intérieur d'elle un rictus à se souvenir lui fendit le cœur. Son discourt lui paraissait si triste, comme si sa vie était déjà tracé d'avance tout comme sa fin, un discourt de prisonnier fataliste qui savait que la sentence de sa mise à mort avait prononcé et que quoiqu'il fasse il serait exécuté. Ça lui donnait presque envie de pleurer, elle réfléchit en silence, ne sachant pas quoi dire à un tel discourt funèbre à ses oreilles, regardant tristement sa tasse vide.

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Dans ce cas il faut réussir là faire partir, comme ça tu n'en sera plus prisonnier et tu sera enfin libre !


Enfaite c'était simple ! S'il était prisonnier, il fallait le délivrer pour le sauver. Voilà ce qu'elle pensait, elle était bien trop innocente pour imaginer un scénario beaucoup plus réaliste, pourtant elle y croyait. Elle s'était d'un coup à moitié retourner complètement, sur les genoux, s'appuyant sur ses mains dont l'une tenant encore la tasse, regardant fixement Agon, le regard à mi chemin entre remplit de tristesse à cause de ce qu'il avait dit et remplit d'espoirs à sa pensés enfantine. Elle voulait vraiment l'aider, et si elle pouvait le sauver alors elle le ferait sans aucune hésitation, mais comment sauver quelqu'un de l'emprise du Mugenjô ?

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Dim 22 Jan - 22:40

† Forever alone †



Le Mugenjô était en fin de compte bien plus qu’une partie de moi, il m’avait, et ce depuis longtemps, totalement dévoré. En plus d’être mon lieu de naissance, il m’avait élevé, inculqué la vie, enfin si on peut appeler cela ainsi au vue de mes valeurs. Il était mon passé, et avec ce qu’il m’avait appris il rejoignait aussi mon présent, et comme je ne changerais pas car j’ai déjà dépassé le point de non retour, il sera mon avenir. Ainsi le château de l’infini portait encore mieux son nom, en plus de toutes mes hypothèses formulées, celle là était la plus probable, infini car il restait toujours en toi, peut importe ton évolution. Et c’était bel et bien mon cas, il faisait partie de moi, rien ne le détacherait. J’avais néanmoins changé, et de beaucoup, depuis mon insertion dans ce monde, mais malgré ça, je restais attaché au Mugenjô, et dès que j’y pénétrais, une folle envie de sang me prenait. Comme si chaque habitant avait un lien mystérieux, quelque chose qui le rattachait à cet endroit, où ce dernier faisait ressortir ce qu’il y avait de pire en nous. Il y avait cette atmosphère autour de ce lieu, cet aura presque maléfique qui ravivait en nous des désirs sadiques et monstrueux. Et, au passage, il n’était pas difficile de faire sortir les désirs les plus sombres de l’être humain. Ils étaient tous mauvais, ou presque, chacun d’entre eux avaient quelques fois des idées malsaines. Oui, passant par les jeunes rêvant de passer aux menaces à la réalité, les vieux fantasmant sur ces jeunes filles dans leurs uniformes de lycéennes, et j’en passe tellement. Hommes, femmes, enfants, tous étaient plus proches des animaux qu’ils ne voulaient l’accepter. Les animaux avaient au moins l’avantage de ne pas pouvoir penser aux malheurs qu’ils faisaient, et avaient l’avantage de n’être jamais hypocrite. Un être humain passera par différentes étapes avant de vous enfoncez un couteau dans le dos, commençant par les mensonges, certains la séduction, d’autre la soumission, continuant par la douleur, la tristesse, tout ça dans un rôle très théâtral, et concluant avec la trahison, l’ignorance et la haine. Les animaux avaient eux la dignité d’attaquer et d’achever les souffrances de sa proie, tout ça dans un but personnel ou familiale, comme chez nous à vrai dire. Et après certains doutent encore que nous descendions des animaux.

Sur mes simples mots, dès que le mot « mort » intervint dans la phrase, Nana réagit, d’instinct. Je souriais, malgré mon sursaut. Il fallait pourtant être sacrément fort pour m’effrayer, ou me surprendre, mais là je dois avouer que je ne m’y attendais pas. Peut importe qui elle aurait pu être pour moi, ce mot ne présenterait pas un signe d’un si fort refus. Ma théorie qu’elle se trouvait être en réalité un ange ne semblait pas si farfelu et tirée par les cheveux. Elle avait sûrement une malédiction. Certains parleront de don, mais je ne peux leur accorder le fait que de s’inquiéter pour tout le monde est un don, ou alors, celui qui lui a offert lui en voulait énormément. En effet, l’inquiétude est un sentiment maladif, il rend la personne anxieuse, angoissée. Il n’y arrive peut être rien de grave à la personne suscitant l’inquiétude d’une autre, simplement l’imagination d’une personne peut la rendre complètement tarée. Je n’avais jamais été inquiet, ou alors cela faisait tellement longtemps que j’étais seul sans lien social que je ne savais même plus à quoi ça ressemblait. Mais en tout cas, je n’aimais pas ce sentiment, l’inquiétude, aussi bien chez la personne inquiète que l’autre, les deux se font un sang d’encre pour une probabilité de 50% qu’il n’y a vraiment pas de quoi s’inquiéter. Oui, imaginez, un mari est retenu au bureau pendant deux heures disons, sa femme va s’inquiéter, se disant d’abord qu’il a eu un soucis, peut être qu’il va perdre son job, ou bien qu’il se fait engueuler, ou bien même qu’il reçoit une promotion, il est bloqué dans les bouchons, il me trompe, il rejoins des amis pour se bourrer la gueule, etc, bref, elle s’inquiète, et le mari, lui, va se dire, ma femme va m’engueuler, elle me croira jamais, elle va s’inquiéter, ou alors elle n’a même pas remarquée mon retard, elle est peut être chez son amant, ou elle a eu un accident, elle m’a toujours pas téléphonée, etc. Ce couple imagine le pire alors que la vérité est simplement celle d’une personne en réunion plus longue que d’habitude, et une autre dans l’attente. Comme je le disais, tout un tas d’histoires pour une imagination trop grande. L’inquiétude est simplement le travail de l’esprit, c’est pas si méchant.

Je poursuivais mes mots, et alors, je la vis réfléchir. Elle était marrante, son air innocent et insouciant me faisait totalement sortir de l’esprit le fait qu’on parlait de l’endroit le plus dangereux et le plus miséreux qu’il devait exister. Elle me sortit donc sa solution, à ces mots, je riais une nouvelle fois. Quoi de plus simple, que de simplement s’y échapper. Je continuais de fumer tout en poursuivant mes mots.


« Si c’était aussi facile, je serais libre depuis un bon moment. »


Je continuais de sourire, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu de conversation, de lien, de rencontre. Ce n’était pas si mal en fin de compte, l’être humain avait de l’espoir, encore et toujours, rien n’est perdu. Je regardais la jeune fille, et je continuais de remplir la soif de curiosité qui me prenait.

« Es-tu seule au château ? »


Une question simple, j’avais du mal à croire qu’elle arrivait à vivre par ses propres moyens, le Mugenjô était une terre hostile où la loi du plus fort régnait, une jeune fille, aussi pure, était une proie facile, et croyez moi, vous ne voulez pas savoir pourquoi.


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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Mar 24 Jan - 10:53

Un ange pure pour un ange de la mort


C'est drôle de voir la façon dont le château de l'infini transforme les gens, il les façonne à sa guise comme un marionnettiste lorsqu'il est entrain de fabriquer son pantin, mais tous ses patins avaient un point commun : la violence. Le Mugenjô se plaisait dans la vision de la cruauté de l'homme, la poussant alors à son paroxysme pour satisfaire son envie morbide, comme s'il se nourrissait du sang et de tous les mauvais sentiments des êtes qui peuplaient se monde. En était-il réellement heureux ? Personne ne pouvait savoir ce qu'au fond les archives du Mugenjô et ses dieux pensaient vraiment de tout ça, mais ce qui était sûr c'est qu'ils continuaient de nourrir se massacre constant. À force de vivre dans une atmosphère aussi violente, tous ceux qui y vivaient s'en nourrissaient pour devenir des bourreaux, comme ceux qu'ils les avaient fait souffrir, car au final ils ne connaissaient rien d'autre. Pourtant, au milieu de ce champs de bataille où soldats se battaient à n'en plus savoir pourquoi ils s'entre tuaient, une fleur grandissait de manière isolé, sans se transformer en monstre comme les autres. Pourtant comme tous les autres elle avait connue l'horreur, elle avait été souillé par le sang, la tristesse et la haine, et malgré ça elle ne changeait pas, elle restait un être pure qui ne pensait non pas à tuer mais à sauver. De tous les fruits pourris qui était née de l'arbre mort qu'est ce château elle était le seul fruit a regorger de vie. Elle était bel et bien le fruit de cet endroit pourtant. Comment cela était possible ? Il était difficile de le dire voir impossible. Un ange de bonté qui tentait de survivre dans l'enfer où il s'était retrouvé, voulant sauver sans jamais y arriver, la mort était plus puissante que tous ses bons sentiments. Et étrangement, son chemin croisa celui d'un ange de la mort, qui lui ne vivait qu'en fauchant la vie des autres. Quelle chose étrange que le destin. Pourquoi un ange qui voulait sauver s'était elle retrouver sur le chemin de son inverse ? Et surtout pourquoi s'était-elle attacher à lui a vouloir le sauver ? Même s'il avait du sang sur les mains, elle n'avait pas peur de lui, elle voulait l'aider, ne supportant même pas l'idée qu'il puisse mourir. Après tout, malgré qu'elle soit souillé par le sang, il lui avait la main pour la sauver, pour elle cette main était bien plus chaleureuse que la mort qu'elle avait donné. Pourrait-elle le sauver comme il l'avait fait pour elle ? À l'entendre parler c'était impossible, lui aussi prisonnier de cet endroit de malheur qui les avait vue naitre tous les deux.

En l'entend rire elle se fit toute petite, comprenant qu'elle avait dit une bêtise plus grosse qu'elle, pourtant elle y pensait vraiment. Mais il avait raison, en sortir n'était pas si facile. La petite devient alors triste, son regard se perdant sur ses mains même pas capable de sauver quoique se soit, bien trop fragile pour. Lui pourtant était fort, il avait déjà réussit à se faire une vie en dehors, c'était peut être pas la meilleure certes, mais il était sortit. À ses yeux ce n'était pas possible que quelqu'un comme Agon en reste prisonnier, il ne fallait pas qu'il perde espoir car il devait forcément y avoir une solution. Enfin ce n'était que les pensées d'une fille trop innocente pour ce monde, lâchant sa pensée sur un ton mélancolique, ne voulant pas qu'il la trop trop idiote de sa naïveté.

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Il doit bien y avoir un moyen … je peux pas croire que tu ne puisse pas un jour être libre … c'est trop injuste …


La pauvre se sentait perdu, ses espoirs étaient-ils finalement vain ? Vivait-elle dans un monde imaginaire qui jamais ne se réalisera ? Surement. Pourtant elle le savait que quoiqu'elle fasse la mort serait toujours là pour foutre en l'air tout ce qu'elle tentait de faire pour changer ce monde noir en un monde remplit de couleur.

Perdu dans sa peine, elle sursauta à sa question, le regardant surprise laissant ainsi un petit silence le temps que l'information repasse calmement dans son esprit. Pouvait-on dire qu'elle était seule ? Dans un sens oui, il n'y avait aucune autre personne vivante de chair et de sang avec elle, aucune chaleur humaine ou contacte humain, juste un ordinateur froid et mécanique ; Pluto. Enfin pour elle il était un être humain, différent mais humain.

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Non, j'ai mon ami avec moi, il s'appel Pluto ! C'est une sorte de gros ordinateur ! On vit à Belt Line. 


Se souvenant de son ami, elle lui répondit toute sourire, oubliant même que la zone centrale était la pire zone du Mugenjô, bien que Babylone city soit la pire, mais ça c'était parce que personne ou presque n'y allait, et puis les meurtres étaient beaucoup moins malsain au sommet que dans la zone centrale où tous les frustraient tuaient à tout va dans un bain de sadisme d'une violence encore pire que la zone basse. Dire que c'est dans cette zone que se trouvait sa cage.

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Jeu 26 Jan - 17:36

♠ Soyons fou, soyons nature ♠



Un moyen de s’échapper du Mugenjô ? De se détacher à tout jamais ? Existait-il vraiment ? Je n’avais plus d’espoir de le trouver, j’avais essayé, longuement recherché ce moyen. Et je l’avais fais il y a longtemps. A cette époque j’étais encore en train d’essuyer les coups que mon père m’infligeait. Il n’avait pas le choix, il était prisonnier de cette spirale atroce. Il avait besoin d’extérioriser et j’étais sur son chemin, moi, produit de sa bien aimée. Je lui rappelais trop de souvenirs, trop de bien, mais au lieu de prendre soin de ce qui lui restait, le château lui a montré une sortie, la violence et la drogue. Une sortie mortelle, c’était les seuls échappatoires qu’offraient ce lieu, et c’était comme ça qu’on se retrouvait prisonnier. Je n’avais pas fais l’exception à cette règle presque imparable. J’avais grandi au milieu du sang, de la violence, et des vices, j’avais poursuivis ma route ainsi, j’étais sortis de cet endroit de la même manière et je vivais de ça dans un monde différent. Je m’étais depuis le temps résolu à mourir d’une violence ultime. Une mort que personne ne souhaite, mais on ne choisissait pas. J’avais longuement imaginé ma mort, j’espérais, qu’un jour, on me tire une balle dans la tête. Clair, net, précis, sans souffrance et rapide, une mort paisible dans un sens. Mais je savais que le château me rattraperait, qu’un jour j’y retournerais, et qu’un de ces matins, on m’attrapera, me tortura, vidant mes entrailles au milieu de gens qui payeront pour savoir combien de temps je tiendrais. Je les voyais me trancher les veines, je voyais mon sang coulé, je ne pouvais voir leurs visages, comme aveugle, mais je sentais leurs regards, j’entendais leurs rires. Ces pensées là m’empêchaient de vivre ma vie, de dormir. Parfois des frissons parcouraient mon corps, je sentais jusqu’au plus profond de moi les scalpels ouvrir ma chair et découper tous ce qui se trouvait sur leurs chemins. Ce n’était pas beau à voir, peut être suis-je devenu fou ? De telles pensées sont effrayantes, mais c’est une réalité, et plus tôt je l’acceptais, plus tôt je m’épargnais la souffrance à son apogée..

« Le monde est injuste, et ceci est encore plus important lorsque l’on parle du Mugenjô. On ne choisit pas notre lieu de naissance, et pourtant, ce dernier définit ton avenir. L’injustice est partout, il faut vivre avec, et essayé d’être heureux avec. »


Elle avait l’air si innocente dans son discours. Elle était si pure, si sage, si paisible. Une erreur système dans le château de l’infini. Je ne pouvais concevoir le fait qu’elle doive y retourner, y vivre. Au milieu de tant d’horreur, de tant de violence, elle n’avait pas sa place là bas. C’était une vision difficile, elle pensait pouvoir sauver n’importe qui sans réaliser que le Mugenjô ne pouvait être sauvé. Je la regardais, et plus je voyais sa mine triste, je comprenais pourquoi son existence est toléré dans cet endroit. Ce n’était pas l’espoir, c’était une sorte d’élue. La seule personne non corrompue, soit son destin était de contrôler l’endroit, non pas pour le rétablir non, pour empirer les choses. J’explique, ces rêves sont si purs, si beaux, si utopistes. Elle y croit comme jamais, peut importe ce qu’on peut lui dire, sa volonté est inébranlable. Mais un jour, un terrible jour, elle se rendra compte, elle verra de ses yeux que le monde extérieur aussi bien que le Mugenjô ne vaut pas la peine d’être sauvé. Et alors ces rêves s’envoleront, d’autres arriveront, et ces derniers seront remplis de haine, d’échec et de dégoût. Tout ce dont est fait l’endroit où elle vit. C’est alors que sans nul doutes elle se mêlera à la vie de là bas, si on ne peut pas les sauver en leur apportant la rédemption, la mort n’est que l’unique solution. Le Mugenjô a entre ses murs une petite fille capable de déclencher quelque chose d’énorme, de fantastiquement impitoyable, comme le courroux des Dieux. Cependant, elle était aussi la solution, l’âme qui pourrait rétablir l’ordre, l’unique personne ne pensait pas que le Mugenjô était perdu d’avance. Elle avait ce mélange, ces deux chemins, il fallait qu’elle fasse le bon choix, elle devrait le découvrir un jour. Ou alors, c’est complètement n’importe quoi et je déraille totalement...

Elle m’apprit donc qu’elle vivait avec un robot doté d’une intelligence artificielle. C’était une bonne chose, chaque êtres du château n’est qu’une âme perdue avec des desseins purement égoïstes et cruels. Un robot était un ami de choix, comme un animal, c’était les seules choses en qui on pouvait placé notre confiance, et encore. J’étais assez content d’apprendre qu’elle avait quelque chose qui lui tenait à cœur, qui veillait sur elle, seule, l’expérience du Mugenjô devait être horrible. Même si j’y avais vécu, que je mettais aussi retrouver seul, cet instant fut court, et sinon, j’avais toujours du monde à qui m’accrocher le temps que je grandisse, que je comprenne, que je prenne ma vie en main. Je finissais de fumer, et de boire mon café. Je reprenais la parole, intrigué par tellement de choses..
.

« C’est bien d’avoir des gens sur qui l’ont peur compter. Pourquoi ne restes-tu pas en dehors du château, y sortir est assez difficile ? Pourquoi s’infliger autant de complications ? »

Je me souvenais comment j’avais galérer pour sortir de cet enfer. Elle avait l’air d’avoir réussi sans trop d’horreur, et elle semblait ne pas être totalement nouvelle dans ce monde, ce qui me disait qu’elle faisait des allers-retours.

«  Au faite...Tiens, dès que tu as un soucis..N’hésites pas. »


Je lui filais une carte où se trouvait mon nom et un numéro de portable. Je ne savais pas pourquoi je voulais l’aider, mais j’avais un pressentiment, comme si elle avait un destin, une acte à accomplir. Et quoique ce soit, je ne voulais pas qu’elle soit seule.

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Jeu 26 Jan - 23:51

La fatalité est inéluctable ...


[Désolé de la qualité du rp, mais quand on chiale comme une merde bah on en fait -_-]

S'enfuir du Mugenjô, de sortir de cette spiral, non, sortir tout le monde de l'atmosphère du Mugenjô, sauver tous ceux qui y vivaient. Sauf que sauver autant de cas désespérer c'était pas possible, le château de l'infini était beaucoup plus puissant que toute sa bonne volonté, jamais elle ne réussirait à être plus forte, ou du moins pas toute seule. Malheureusement ce n'était pas Pluto qui allait l'aider, il avait beau lui porter beaucoup d'affection, il refusait de la partager et de risquer de la perdre, il avait déjà du mal à ce qu'elle sorte pour acheter à manger, alors la laisser aider les autres, hors de question. Oui, ce robot égoïste préférer l'empêcher de réaliser son rêve que de la voir heureuse de le réaliser. Pourtant lui il aurait pu être capable de recouvrir le château d'un champs de fleurs des plus idyllique. La petite ne supportait pas l'horreur qui y régnait, tout ce sang, cette odeur de mort constante, elle avait du mal à le supporter, mais elle faisait avec, c'était devenue banal, elle aurait préférer que ça n'existe pas mais tant pis. C'était sa vie son destin, elle n'avait pas le choix, si c'était sa vie alors c'est qu'elle le méritait, c'est le genre de pensée qu'elle avait à chaque fois qu'elle voyait l'ignominie de l'endroit où elle vivait. Elle se pensait condamner et pourtant elle ne perdait pas l'espoir de sauver les autres. Naïve pensée d'une enfant. Agon lui rappelait pourtant que le monde entier était pourrit, que même l'injustice était partout. Son air triste s'amplifiait à ses mots, elle qui avait un discourt positif envers les autres, bien que négative envers elle même, lui avait un discourt négatif général. Le pire c'était lorsqu'il expliqua que le lieux de naissance définissait notre avenir, ça lui fit comme un coup de poignard. Elle ne voulait pas devenir comme les monstres du Mugenjô ! Elle voulait les sauver ! Son cœur avait envie de pleurer à l'idée que son avenir était si morbide, pourtant elle le savait au fond d'elle, mais là l'entendre c'était différent, ça lui faisait réaliser encore plus. Se retenant de pleurer, elle laissa un petit silence, essayant de se calmer avant de répondre.

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Je fais avec … je suis heureuse … mais je veux que tout le monde le sois.


Le fait de dire qu'elle était heureuse était un peu fort, ça faisait bien longtemps qu'elle ne l'était plus et qu'elle faisait que se contenter de ce qu'elle avait, de toute façon elle n'avait pas besoin de grand chose, mais elle n'a même pas souvenir d'avoir été déjà heureuse. Enfin si une fois, lorsqu'elle avait rejoint le groupe d'enfant après que son tuteur de scientifique fou se soit fait assassiné par Pluto. C'était la première fois que quelqu'un avait été gentil avec elle, et la première fois qu'elle avait des amis. C'était le bon temps, mais depuis qu'ils s'étaient fait assassiné les uns après les autres par le château, son bonheur s'évaporait peu à peu. Enfin ça ne l'empêchait pas d'avoir des rêves innocents. Son rêve était la seule chose qui la faisait tenir dans se monde horrible, si jamais elle le perdait, elle se laisserait probablement envahir par la vague de folie qui régnait dans l'enceinte du château. C'est pour cela que ça lui tenait autant à cœur, elle n'avait rien d'autre que son rêve pour survivre, il fallait donc qu'elle le protéger et qu'elle ne se laisse jamais abattre malgré la difficulté du monde. Cet ange si pur était terriblement fragile, si l'espoir disparaissait, alors sa vie aussi, se laissant alors dépérir jusqu'à ce que la mort l'emporte. Mais on n'en était pas encore là. Pour le moment elle avait juste peur de devenir comme tous les autres habitants du château, que son avenir se résume à devenir un monstre quoiqu'elle fasse. Elle se refusait à cette fatalité abjecte.

Pluto était pourtant là, elle n'avait que lui, et pour lui parler elle devait s'écorcher. En pensant à lui elle se demandait s'il n'était pas inquiet de son absence et s'il n'allait pas être en colère du faite qu'elle ne soit toujours pas rentré, pourtant elle se sentait dans un sens mieux ici que dans son lieux de vie. Puis Agon lui posa plusieurs question, lui disait que c'était bien d'avoir des gens sur qui elle pouvait compter, c'est vrai que Pluto l'aidait toujours à sortir, enfin il essayait de la retenir le plus longtemps possible mais il finissait toujours par accepter pour qu'elle survive. Mais la question qui la marqua était celle sur le faite qu'elle ne restait pas en dehors du château, elle repensa alors à sa première sortit au Mugenjô. Elle avait vécu sous les ponds, voler de petit épicier et s'était au final retrouver derrière des barreaux sans comprendre ce qui lui arrivait, ce fut une horreur.

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Oui Pluto m'aide beaucoup pour sortir, mais je peux pas rester dehors même si je le voulais … je ne saurais pas où aller, en plus je suis rechercher car je me suis enfui, et en plus Pluto ne peux pas sortir … mais c'est bon, j'ai pas le choix alors c'est pas grave je fais avec.


Elle lui fit un petit sourire forcé, au fond elle aimerait bien réussir à survivre dehors pour ne plus avoir à supporter cette odeur de mort et avoir peur de sa vie à chaque fois qu'elle sortait en prenant un chemin de Pluto, car même s'il faisait attention, on n'était jamais sûr. En plus elle ne savait pas si Pluto pouvait de transférer sur un autre ordinateur ou non, il n'avait jamais voulu répondre à cette question. D'ailleurs sur le moment elle y repensa, pourquoi il ne voulait pas lui répondre ? Bah au fond ce n'était pas grave puisqu'elle n'avait pas le choix de rester y vivre, et puis dehors elle serait perdu et capturé encore une fois pour ensuite être placer dans un autre foyer. Le garçon la sortit de ses pensés en lui tendant un morceau de papier, une carte de visite. Elle le regarda surprise avant de lui prendre, il lui proposait de l'appeler en cas de problème, ça lui fit énormément plaisir et lui fit cette fois un large sourire sincère et heureux.

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Merci beaucoup, c'est très gentil.


Après l'appeler par contre c'était autre chose, déjà elle n'avait pas de quoi appeler, et elle se sentirait mal de le déranger. Pourtant cette carte lui permettrait de le revoir et rien qu'à cette idée, elle était encore plus heureuse.

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Ven 27 Jan - 17:03

♣ Errare humanum est ♣



Être heureux, quelque chose que tout le monde cherche à atteindre, mais est-ce vraiment possible ? J’ai toujours pensé que le bonheur ne pouvait être atteint seulement parce qu’on le voulait. Je me sentais heureux, et j’avais de quoi, mais était-ce le bonheur ? Ou simplement mon bonheur ? Après tout, je vivais par mes propres moyens, mon appartement était bien placé, un peu vide mais à mon goût, j’avais des revenus élevés, je pourrais, si je le voulais m’enfuir faire le tour du monde, j’avais une couverture, une vie remplis de gens normaux, qui ne vienne pas d’un endroit miséreux. Je mangeais à ma guise, j’avais le luxe de pouvoir fumer et m’acheter ce que je voulais sans soucis. Tout me contentait, mais toutes ces choses ne sont peut être pas ce que les autres rêvent. Comparé à ma vie d’avant je m’en sortais incroyablement bien, et je n’avais vraiment pas à le plaindre. Mais, le bonheur en soi, n’existe pas, nous sommes heureux parce que nous le voulons, parce que nous le décidons. Ce n’est pas une chose qui va nous tomber dessus, et ce n’est pas non plus quelque chose qu’on peut renier. Le bonheur fait partie de la vie de chacun de nous, il faut être assez fort pour l’attendre, et le souhaiter. Ma vie n’avait pas été belle, une enfance catastrophique, une adolescence violente et pourrit par la misère du monde, mais malgré tout ça, je gardais la tête hors de l’eau. Des milliers de fois j’ai pensé arrêter cette souffrance une bonne fois, vouloir oublier, quelle connerie. Le passé fait partie de nous, et si un détail changeait dans ce dernier nous ne serons pas ce que nous sommes aujourd’hui. Cette valeur que le passé apporte est magnifique, ma vie d’aujourd’hui, je voudrais changer beaucoup de choses, mais cela ne veut pas dire qu’elle ne me suffit pas. Sans mon enfance, je n’aurais pas eu les capacités, ni même l’envie d’être effaceur, j’aurais pu être n’importe quoi d’autre, mais au fond de moi je pense que j’aurais toujours voulu être cette sorte de bourreau. Lorsque l’on décide de ce qu’on veut être, quelle genre de vie on veut avoir, l’envie de sortir vivant et heureux, c’est à ce moment là qu’on peut trouver le bonheur. L’attendre n’est que fainéantise, il suffit de croire, d’espérer même, et d’agir pour l’avoir. Choisissons notre destin, soyons maître de ce que nous voulons être, il ne manque pas grand chose, il faut simplement se le permettre.

Ma vision des choses était optimiste, je le savais, cela entrait clairement avec l’ironie de ma vie. Ce n’était pas non plus un discours que je pouvais sortir à une enfant, surtout ce genre d’enfant. Lui sortir toute cette philosophie reviendrait à souiller son esprit si pur et innocent. Elle avait la foi, l’envie de sauver tout le monde, mais pensait elle aussi à se sauver ? Ce n’est pas tout d’aimer les autres, de vouloir les aider, mais il faut savoir qu’on ne reçoit rien en retour. Donner pour recevoir, une phrase faussée par la mentalité du monde. Donner pour l’envie de donner, cela serait plus approprié mais qui peut seulement s’en contenter ? Cela ne vous fait il pas plaisir qu’on s’occupe de vous ? Qu’on soit à vos côtés ? C’est beau n’est ce pas ? Et pourtant personne ne le fera réellement, nous vivons tous notre vie, et même si nos chemins peuvent se rencontrer, il existera un jour on nous repartirons tous vers notre bonheur à nous. C’est ainsi qu’est le monde, enfin, tel que je le vois. Et je sors du contexte difficile que le château de l’infini peut fournir. J’ai grandi là bas, je sais que ce dernier ma transformer, j’ai complètement changé, et même si mes regrets sont forts et éternels, je lui serais toujours reconnaissant. Il m’a consumé, c’est sûr, mais sans lui, que serais je devenu ? Sans sa violence, sans cette misère, je n’aurais jamais compris l’absurdité des choses. Je suis comme je suis, mes erreurs sont énormes, certaines m’ont poussés à vouloir m’acquitter, mais je suis heureux d’avoir tout surmonté. Vivre en acceptant nos erreurs, notre passé, quelle tâche ardue que nous offre la vie, je ne contredirais jamais ça. Mais nos erreurs sont faites pour que nous les rattrapions, la faute n’est pas toujours à mettre sur nous, nous sommes tous humains, tous similaires, même si certaines vies sont plus difficiles que d’autres. Je vis, chaque jour, avec sur la conscience la destruction de plusieurs dizaines de vies, de familles, c’est pas facile, mais à la base, ils sont également fautifs, au moins à la même hauteur que moi. Certains mériterait de vivre, sûrement, mais s’ils n’avaient pas choisis de suivre, s’ils avaient été prudent et non inconscient, leur destin aurait changé. Ainsi la vie est dure, mais il faut l’affronter pendant que cela nous est encore possible car l’avenir sera toujours meilleur, parce qu’il existe toujours le moyen de respirer, de rire, et de faire un trait sur nos erreurs.

Nana m’affirmait son bonheur, ses mots quelque peu hésitant la comparaison du monde extérieur avec sa propre vie devait lui montrer à quelle point la vie pouvait être meilleure. Elle tenait à ce Pluto, ne pouvait vraiment être libre. Elle ne voulait pas l’abandonner, et elle avait sûrement tord. Malgré son attachement à lui, le monde en dehors du Mugenjô offrait énormément de choses, même pour les plus démunis. Je la regardais, et plus la discussion avançait plus je la sentais fragile, triste. C’était comme si elle savait la vérité, le lien fort du château de l’infini pesait sur elle, elle devait forcément savoir l’horreur de là bas, mais elle se la cachait, elle s’empêchait de voir la réalité, car en effet, personne ne peut être vraiment sauvée. Je vivais dans cette réalité, peut être ma réalité, et ce n’était pas facile tous les jours. Je repris une cigarette, j’en avais besoin, je me sentais un peu mal, ressasser ce passé encore présent était dur. En parler était comme si je revoyais toutes ces choses, je me voyais encore les mains tâchées de sang, je sentais encore l’odeur des cadavres pourrissant ou j’entendais encore les cris stridents des victimes, cris qu’on pouvaient entendre à la minute, gratuitement. Je tirais ma première bouffée, et repris la parole.


« Pluto à l’air d’être un bon ami, c’est important. Dès que tu ressors dehors, appelle ou passe, je t’accueillerais. »

Je finissais sur un sourire, voulant la réconforter d’une part, et lui montrer que j’étais présent. Je voulais lui offrir un soutien, quelqu’un qui puisse veiller sur elle, s’occupant des choses qu’une jeune fille ne devait pas voir, ni savoir. Je revenais sur quelque chose qu’elle me dit un peu avant, comme intrigué, je voulais connaître l’histoire.

« Tu es recherchée ? »


J’avais envie de poursuivre avec des par qui ? Pourquoi ? Comment ? Combien ? Mais je me tue, la laissant décider de jusqu’où elle voulait me raconter.

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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Dim 29 Jan - 21:34

La liberté ... où est elle ?


Quel serait sa vie si elle quittait définitivement le Mugenjô ? Déjà pour commencer il n'y aurait pas Pluto à ses côtés, ce qui fait qu'elle devrait sortir et entrer au château sans son aide, et prendre des risques si elle devait y aller. Après par contre ça serait dure, il faudrait qu'elle fasse tout pour ne pas se faire retrouver et ensuite envoyer dans un foyer. Puis si elle réussit elle se retrouverait un endroit où vivre, et elle chercherait un petit travail, enfin avec son jeune âge par contre ça serait dure pour elle, pourtant la mécanique c'était son plus grand talent. Elle pouvait fabriquer et réparer n'importe quoi ! D'un simple jouet mécanique à des pistolets, comme ceux que possédait Agon. Étrange d'ailleurs qu'ils lui soient si familier. Enfin justement, puisqu'elle était trop jeune pour travailler normalement dans une vrai entreprise, elle pourrait toujours travailler au black, pour des mafieux ou autres criminels en leur fabriquant tout un tas d'arme de mort et de destruction massive. Fabriquer une bombe nucléaire ça devait pas être si compliqué après tout. Le seul problème serait qu'en travaillant dans un milieu aussi dangereux ça durée de vie serait aussi faible que dans le Mugenjô, la seule différence serait qu'elle vivrait comme quelqu'un de normal ou presque, elle mangerait à sa fin, elle aurait un logement douillait. Et puis rien ne prouvait qu'un clan ennemie à celui pour lequel elle travaillait chercherait à la tuer, il pouvait très bien chercher à la récupérer pour leur propre profit personnel, le leur risque c'était qu'en échange il risquait de la séquestrer pour la forcer à travailler pour eux. C'était peut être toujours mieux que vivre dans la peur de se faire tuer à chaque minute de son existence, elle ne pouvait pas le dire puisqu'elle n'avait pas vécu de séquestration et elle n'avait jamais été obligée de travailler pour quelqu'un contre son grès. Mais dans tous les cas, entre être forcé à travailler et être au Mugenjô, elle n'aurait pas de liberté, il faudrait qu'elle apprenne donc à se défendre pour rester toujours libre. C'était beaucoup plus dur, elle était forte mais uniquement contre des êtres normaux, si c'était contre des monstres où des êtres plus que bien entrainé, alors là elle n'avait aucune chance.

Mais bon elle était réaliste, sa vie serait à jamais au château de l'infini sans jamais réussir à en sortir, il fallait bien quelqu'un y reste pour faire sortir tous le monde et les empêcher de revenir non ? Oui elle se voyait bien rester à jamais à l'intérieur du château pour veiller à ce que personne ne se fasse une nouvelle fois piéger par ce dernier lorsque tous les habitants auraient réussit à le fuir. Et puis des fleurs, pleins de fleurs partout ! Un château qui en serait recouvert de millier de couleur et senteur magnifique, ainsi le château ne ferait plus peur à personne. D'abord lorsqu'elle maitriserait la réalité virtuel elle essayerait de recouvrir le Mugenjô de toutes les fleurs qui existes de manière fictive, jusqu'à ce qu'un jour elle le fasse vraiment. La tâche serait rude mais elle y arriverait. Elle n'avait rien d'autre à espérer de toute façon. Si une fois elle avait pensé à autre chose, donner un corps à Pluto et lui faire un ami, mais c'étaient deux choses très compliqués à réaliser, et elle n'avait aucune idée de comment s'y prendre. Comme le disait Agon, Pluto était un bon ami, enfaite elle ne savait pas trop mais elle n'avait que lui et elle le connaissait depuis toute petite. Ses amies de l'extérieur elle n'avait plus le droit de les voir, les pauvres avaient eut des ennuies pour avoir rejoint son gang, pourtant c'était une bonne époque et elle s'était bien amusé. Mais si elle partait les retrouver, elle savait que ses amies auraient des ennuies et elle n'avait pas envie, elle était déjà bien contente que celles-ci soient rester aussi longtemps sous ses ordres, cela lui avait éviter de devenir folle par la difficulté de vivre à l'extérieur sans le moindre repère. Ce que dit ensuite Agon lui fit décrocher un large sourire de plaisir et en même temps pour lui rendre celui qu'il lui faisait, ce qu'il lui proposa était vraiment gentil. Il lui proposait son aide si elle sortait une nouvelle fois du château, rien que cette pensée la motivé à sortir de nouveau avec une motivation autre qu'aller chercher à manger. Elle était heureuse, pourtant ce n'était pas grand chose.

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C'est super gentil ! Mais ça ne va pas te déranger ?


C'est vrai que bien qu'elle était heureuse de sa proposition, mais en aucun cas envie de lui faire perdre son temps, il devait avoir autre chose à faire que s'occuper d'une gamine perdu. Mais elle se sentait tellement en sécurité avec lui, qu'elle avait envie de revenir. Puis il lui demanda si elle était recherchée, c'est vrai qu'elle avait évoqué ce fait qu'elle l'était, d'ailleurs elle se demandait si elle l'était toujours, normalement oui puisque cela faisait pas si longtemps que ça qu'elle avait fait une fugue. Soudain elle réalisa que tant qu'elle l'était, elle ne pourrait jamais se balader librement à l'extérieur, enfaite elle était coincé partout où elle était.

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Oui, lorsque j'avais tenté de fuir le Mugenjô, on m'a forcé à aller en foyer d'accueil, et comme je faisais des bêtises on a voulu m'en envoyer dans un nouveau plus loin, j'ai eu peur alors je me suis enfui pour retourner au château … du coup la police essaye de me retrouver, la première fois que j'étais sortie j'avais vu une affiche. 


Elle sourit comme à son habitude. Tant pis si elle était recherché après tout c'était la vie, ce n'était pas comme si elle voulait vivre dehors, enfin si elle en avait le courage. Et puis elle ne sortait juste que rarement pour se fournir en provision, alors qu'elle soit recherchée ou non, pour le peu de temps qu'elle serait dehors ça ne faisait pas grand chose.

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Dim 29 Jan - 22:31

♦ Where can I buy happiness..? ♦



Tirant sur ma cigarette, je partais quelque temps dans mes pensées, laissant à la jeune fille un laps de temps pour répondre. Quelle chose incroyable que la pensée. Nous pouvons à tout moment nous échapper totalement de ce qui nous entourait, c’était bon, c’était même magique. Peu importe l’endroit où l’on se trouvait, peut importe ce qui se passait autour de nous, meurtre, violence, drogue, en fermant les yeux, se concentrant à peine, nous pouvions nous retrouver sur une île paradisiaque, sous les palmiers, à siroter un cocktail. Cela donnait envie, oh oui. L’avantage en plus cet échappatoire, c’est qu’alors une vie entière peut se dérouler à l’intérieur de notre esprit, seulement quelques minutes passent dans la réalité. C’était similaire à une autre dimension, une coupé de ce monde, utilisant un autre espace temps, quelle chose tout à fait remarquable. L’être humain est remarquable, de par ses différences et ses similitudes, ses habitudes et ses coutumes. Je trouvais l’être humain, individualiste, oui, tout était pour lui, et rien que lui. Arrogant parfois, se sentant tout à fait supérieur par ses caractéristiques. L’intelligence en était une, le pouvoir une autre, et l’argent la plus fréquente. C’était amusant de voir un être humain évolué. Voir comment il s’intègre, comme la société le forge, et ce qu’il devient selon son lieu de naissance, sa famille ou bien ses études. La vie, elle nous offre tout un tas d’obstacles, mais injustement, certains se retrouve face à face avec toutes ses conneries bien plus souvent que d’autres. Pour moi, il existait un certain degré d’obstacles, et, par exemple, lorsqu’on venait du Mugenjô, c’était le degré maximum, et si l’on naissait au sein d’un couple amoureux, riche, et en bonne santé, c’était le degré minimum. Une vie au château de l’infini est totalement différente qu’une vie dans les beaux quartiers de Tokyo. Si l’on prend deux personnes issus de ses deux endroits, l’un finira drogué, violent, miséreux, l’autre restera riche, avec un travail fixe et bien rémunéré, une famille, et une santé sans oscillations. La différence est énorme, et tout cela se joue seulement sur l’endroit où l’on respire pour la première fois. Il en faut peu pour se sortir de ça, mais pour avoir la volonté de tout basculer ainsi, il faut s’accrocher. Sans tripes, on arrive à rien, enfin, je pensais comme ça.

Avec tout ce que me racontait cette petite fille, je trouvais qu’elle avait du cran. Elle était recherchée ? Et alors, cela ne l’empêchait pas de sortir et d’être curieuse sur les gens qui vivaient dans ce monde différent mais si proche. Elle pouvait vivre ici, essayer de s’en sortir, mais non, elle ne laisserait pas Pluto, son robot de compagnie. Elle pourrait succomber aux vices du château, faire comme les autres, essayer de survivre, mais non, elle vivait comme un ange, dans toute légalité. A légalité, un mot tellement rare dans cet endroit. Je souriais à cette pensée, je n’avais plus pensé à ce mot depuis tellement longtemps. Il n’y a que dans ce monde qu’il y a une question de légalité ou d’illégalité, au Mugenjô, tu fais ce que tu peux pour survivre, personne viendra te dire, « Hey tu n’as pas le droit de faire ça ! ». Tellement compréhensible lorsque l’on voit ce qu’il faut pour vivre là bas. Je continuais à fumer, me relevant, écoutant ce que Nana disait, pour me servir un autre café. Elle voulait savoir si cela me dérangeait qu’elle passe. Alors que je déversais le café dans ma tasse. Je relevais la tête, regardant sa petite mine. Je lui souris, et répondu sur le tas.


« Mais non, ne t’embêtes pas pour ça va. C’est important de ne pas être seul dans ce monde. »

Oui, très rapidement dans ce monde, on pouvait être bouffé. C’était quelque chose de différent qu’au Mugenjô, mais la spiral fonctionnait de la même façon. Seul, on peut rapidement dérivé vers le côté obscur. Là où elle habitait en ce moment elle était préservée de tout cela, notamment grâce à ce Pluto. Mais dehors, si elle se retrouvait seule, sans faire la différence entre le bien et le mal, elle pouvait succomber à tant de choses qu’elle avait réussi à éviter au château. En y repensant, une jeune fille de son âge, n’ayant jamais pris de cigarette était rare. Sans drogue, était peu commun, sans armes ou sans aucun signe de violence revenait à de l’impossible. Il existe tellement de chose irréelle dans le château de l’infini, que cette jeune fille relevait carrément du miracle. Comme elle était devant moi, en dehors du Mugenjô, il était facile de conclure qu’elle n’était pas une de ses âmes errantes crée par l’endroit, par Babylone. En plus de tout ça, je venais de relever qu’elle m’avait dit habiter Belt Line. L’endroit où j’ai également grandi, c’était pas des enfants de cœur là bas. C’était même la partie la plus dangereuse, je ne comptais pas Babylone, ces derniers étaient particulier, lorsque j’y suis allé pour cette fameuse mission, je vus le sadisme à l’état pur. Je priais pour ne jamais devoir y retourner, mais je savais bien que cela était inévitable. Beaucoup de personnes souhaitent la mort de mecs qui vivent à Babylone. Je revenais à la réalité, écoutant pourquoi Nana était recherchée. Je compris alors qu’elle avait déjà expérimentée la vie ici, mais que cela ne pouvait coller. C’était normal, seul les gens connaissant le Mugenjô peuvent comprendre les enfants perdues en étant issus. La cruauté de l’endroit est inimaginable, les gens sont encore trop craintif pour y croire.

« Je vois. La vie dans ce monde ne t’as pas apporté son meilleur côté. » Je lui souriais, et poursuivait dans ma curiosité naturel. « Sans être trop indiscret, comment réussis-tu à vivre, à manger ? »

Tout s’échangeait là bas, ça m’étonnait qu’elle possède de l’argent liquide, ou de la drogue à échanger, donc je n’arrivais pas à imaginer comment elle survivait..

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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Lun 30 Jan - 8:36

J'ai honte ... suis-je mauvaise ?


À un moment donné il faudrait qu'elle rentre chez elle, à Belt Line, en espérant que Pluto la remarque pour lui faire un chemin, sinon aucune chance pour elle d'y arriver vivante dans la zone centrale. Mais le risque que Pluto soit vexé parce qu'elle n'était toujours pas rentré était grand, mais en même temps s'il la laissait rentré toute seule il savait qu'elle allait mourir, et de ce faite plus jamais il ne pourrait la retrouver. Il ne voulait pas la perdre, il la voulait pour lui tout seul sans avoir à la partager. Pour sûr en revanche elle risquait de se faire salement gronder part l'ordinateur. Une personne normal en aurait rien eut à faire des dires d'un objet robotique, mais comme elle n'avait rien d'autre, ça avait énormément d'importance, il pouvait lui dire ce qu'il voulait elle l'écouterait. Le bâtiment dans lequel elle vivait avec lui était insonorisé, il n'y avait aucun son, même le bruit de la pluie n'était audible que si on s'approchait de la fenêtre sale et rouillé. Le silence était une véritable torture, on avait l'impression que le monde était mort comme si l'apocalypse était passé et avait tout rasé. Pour ce petit ange c'était une véritable torture de ne pas sentir de la vie autour d'elle, le seul son qu'elle avait était celui des touches du clavier qu'elle utilisait pour communiquer avec Pluto. Si elle voulait du son il fallait qu'il lui mette des chansons qu'elle écoutait à travers le casque audio qu'elle avait, qui lui permettait aussi d'entendre la voix robotique de son ami, ou sinon elle chantait, pour passer le temps elle n'avait que ça. La pièce où elle vivait était grande et vide, il n'y avait rien à faire, aucun jeux, rien, on pouvait difficilement s'y trouver une occupation. Si elle restait allongée sur ce vieux matelas qui lui servait de lit à fixer le plafond, elle finissait par devenir triste à en pleurer. Du coup elle restait souvent coller contre le corps métallique de l'ordinateur, ce n'était pas comparable à la chaleur humaine, mais ça avait son utilité pour elle.

Elle l'observa pendant qu'il se levait, le suivant du regard avec un regard interrogateur pour s'apercevoir qu'il se resservait du café. Cet odeur était vraiment agréable, bien qu'un peu fort. Si seulement il y avait ce genre d'odeur là où elle vivait, ça lui paraitrait surement moins vide et triste, mais Pluto ne savait pas créer des odeurs, il ne voulait pas l'habituer trop au monde extérieur peur qu'elle n'y prenne trop goût. Elle regarda son sourire et écouta sa réponse avec une petite moue interrogateur en même temps qu'elle posait la tête du le rebord du canapé pour mieux le voir. Ce qu'il lui dit la rassura un peu, mais elle était quand même toujours gênée à l'idée de venir encore chez lui et de lui prendre du temps comme elle le faisait maintenant. Enfin la fin de sa phrase était un étrange, important de ne pas être seul ? Mais lui alors, il avait quelqu'un ? Si c'était important de ne pas l'être alors il ne fallait pas qu'il le soit lui non plu ! La petite lui répondit alors d'une petite voix curieuse et inquiète.

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Donc toi tu n'es pas seul ? Il y a qui avec toi ? 


S'il avait quelqu'un avec lui alors sa présence devenait encore plus gênante. Fallait-il qu'elle parte toute de suite ? Elle n'en avait pas particulièrement envie, mais elle ne voulait pas être une gêne ou autre. Mais lorsqu'elle observait attentivement son appartement, elle n'avait pas l'impression qu'il y avait quelqu'un d'autre avec lui, il était donc seul alors qu'il disait justement que c'était important de ne pas l'être ? Elle était de plus en plus troublée et avait du mal à le cerner, mais elle voulait en savoir plus sur lui pour mieux le connaître. Elle l'appréciait beaucoup c'était donc normal. La réflexion qu'il lui fit sur le faite que le monde n'avait pas été des plus tendre avec elle, la fit sourire et même sortir un petit rire. Il avait raison mais elle avait toujours pensé qu'il n'y avait qu'un seul côté et que si deux côtés existaient, le bon qu'elle n'avait jamais connu n'existait que dans les rêves.

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Oh tu sais ce n'est pas grave ! J'ai toujours pensé que c'était normal et que je n'avais rien a attendre d'autre.


Dans une autre vie si elle en avait eut une, elle avait du être très méchante pour vivre tant de chose horrible, ou sinon c'est qu'elle ne mérite pas mieux. En pensant ce genre de chose elle ne cherchait pas à avoir une vie meilleure, puisqu'elle pensait qu'elle méritait son malheur. Puis Agon s'intéressa à la façon à dont elle vivait et mangeait, elle baissa le regard puis la tête, elle avait un peu honte d'avoir du voler pour manger. Dans son foyer elle avait même eut de la drogue entre les mains, et ne connaissant pas les risques, trop habituer à l'odeur qui recouvrait l'air du château lorsqu'elle y vivait, elle en avait même consommer sans vraiment le vouloir. Elle se souvient même de la sensation de perdre tout contrôle de soi mais surtout de tout oublier comme un grand trou noir qui aspirait toutes vos pensées. Dire que son corps avait ingurgité cette horrible substance qui faisaient mourir tant de gens aux château ! En les rendant encore plus malheureux qu'ils le l'étaient et en plus en rendaient certain violant. Par chance tout ce que ça lui avait fait c'était un horrible mal de crâne comme si on l’assommait avec un sourire béa avant de sombrer complètement amorphe par terre. Rien que d'y penser elle en avait encore plus honte que d'avoir voler un morceau de pain pour manger. Mais depuis qu'elle était revenue, comme elle était enfermé dans sa prison silencieuse, elle ne pouvait plus descendre voler, et puis voler toute seule maintenant était beaucoup plus dure, elle n'avait presque aucune chance d'y survivre sur le long terme. Heureusement qu'elle avait croiser cette fille il y a pas si longtemps, grâce à ça elle avait de quoi sortir à l'extérieur pour acheter normalement et légalement de la nourriture, mais comment ferait-elle lorsqu'elle n'aurait plus rien ? Rien que d'y penser ça lui faisait peur, enfin la question n'était pas là.

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J'y suis retourner il y a peu, généralement je fais tout pour manger le moins possible, mais il y a quelque jours j'ai réparer la moto d'une fille et elle ma donné un peu d'argent pour me remercier. Je vis donc avec ça pour le moment. Mais quand j'étais petite, et que j'étais descendu dans la zone basse j'avais trouver un petit groupe d'enfant, et pour survivre les plus grands partaient voler de la nourriture.


Sa tête était toujours basse, la honte était toujours là bien qu'elle n'en parla pas. Par chance elle n'avait jamais eut à se retrouver à être dealeuse ou encore à vendre des cadavres qu'elle aurait trouver dans la zone basse pour l'échanger contre de quoi se remplir le ventre. Mais on ne sait jamais ce que peut lui réserver l'avenir après tout, bien qu'il était évident qu'elle préférerait mourir que survivre en faisant de telles choses.

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Lun 30 Jan - 19:04

☻ Let's go ☻



La solitude, quel sentiment étrange, très fort, très handicapant. Je me souvenais pas l’avoir réellement ressenti, j’avais, jusque là, toujours été accompagné. Lors de mon enfance, il y avait mes parents, puis mon père, ensuite, j’avais été recueillis, et je traînais avec des enfants dans la même galère que moi. Lorsque j’ai quitté le Mugenjô, je ne me sentais pas seul, pourquoi ? Parce qu’il reste là, toujours. Le château de l’infini est accroché à vous, peut importe ce que vous essayez pour vous en débarrassez, il restera toujours une empreinte sur vous. Je vivais avec cette dernière, tout les jours elle était là. Dans mon métier, dans le tabac, la nuit dans mes cauchemars, partout, le Mugenjô est irremplaçable. Certaines personnes s’en sortent en changeant complètement de personnalité, passant d’un extrême à l’autre, mais le naturel revient forcément un jour. Certains s’en sortent car ils n’ont pas reçu la marque de château, ils n’ont pas été imprégnés, baignés dedans depuis leur naissance. Pour moi, c’était trop tard. Je m’en étais rendu compte il y a déjà longtemps de ça, je savais que plus jamais je ne serais normal. Et lorsque l’on est si loin du château, dans ce monde totalement parallèle, nous ne pouvons pas vivre comme ceux qui nous entourent, nous sommes forcément mis de côté, en paria. Nos valeurs sont trop différentes, nous ne vivons pas des mêmes choses. Je ne manges pas trois à quatre fois par jour, je mange peu le midi, peu le soir, parce que j’ai appris à me restreindre un maximum. Ces gens là mangent même s’ils n’ont pas faims, se servant encore et encore jusqu’à en jeter la moitié. Cela me dégoûtait dans un sens, mais je comprenais, ils avaient été élevés ainsi, dans la richesse et l’abondance, dans la consommation de masse, comment pouvaient-ils faire autrement ? Et cela n’était pas grand chose face à nos valeurs de la vie quotidienne, la valeur de la vie, les coûts des objets, et tout le reste. Nous étions similaires, tous êtres humains, mais nous avions grandis dans deux mondes distincts. C’était, certes amusant de voir la différence, mais très vite oppressant. Cela revenait à dire que j’étais, dès mon enfance, voué à ne connaître que le Mugenjô, à ne pouvoir fréquenté que les pires crapules du monde, ou les anciennes pires enflures du monde. Destin cruel..

Je souriais à sa remarque, il était vrai qu’il était important d’être accompagné, mais que moi, je ne donnais pas le bon exemple. J’étais seul physiquement, je n’avais aucune famille, aucun ami, aucune copine, rien. Je n’avais même pas rencontrer mes voisins, ma sociabilité était au plus bas. Je prenais une bouffée de ma cigarette, et lui répondit simplement.

« Je suis dans une fuite perpétuelle. Je fuis le passé qui ne cesse de revenir, je suis seul pour ne pas emporté quelqu’un dans ma chute. »


Je souriais encore, je continuais à fuir, c’était vrai, j’aurais aimé dire le contraire mais je ne pouvais pas. J’avais réalisé que je ne me sortirais jamais de ce cercle vicieux, mais j’essayais, qui sait ? Peut être un jour, le Mugenjô aura grandit, ou sera détruit, effaçant tous mes démons, les emportant avec lui dans la poussière et les catacombes. Rêver ? Cela faisait tellement longtemps que ça ne mettait pas arrivé. Je lâchais un soupir, repartant dans l’écoute de ses paroles. Elle avait déjà un discours difficile, la plupart des enfants de son âge ne se préoccupent que des petits amis qu’elles pourraient avoir, ou bien des devoirs que l’école l’oblige à faire. La vie normale était constituée de toute ces choses, alors que dans sa vie, elle s’était déjà résigné a attendre peu de choses, voir rien de la vie. Elle eut un léger rire, comme si elle doutait des bons côtés de la vie normale. Je souriais aussi, j’aurais sûrement réagit pareil. Qui peut se douter de ce que la vie apporte lorsque cette personne vit dans la mort ? Tout était tellement différent, ici, il y avait des jeux, des gens souriants, des sucreries, et tellement d’autres bonnes choses que les enfants se régalaient. C’était un spectacle magnifique, moi même je faisais quelques achats de toutes ces choses, faisant comme si j’avais eu une enfance normale. Plutôt pathétique, je vous l’accorde, mais nous faisons tous avec ce que nous avons, et je n’avais que ça. Je ne répondis pas à sa phrase, me contentant de la relever, je n’allais pas m’engager dans un discours plus optimiste, après tout il était possible qu’elle ne connaisse jamais ça, autant la préserver, enfin, c’est ce que je pensais. Elle répondit donc à mon autre question. Elle se débrouillait avec un peu d’argent, je comptais lui en donner, mais ce n’était pas le moment. Je la regardais et elle n’avait même pas l’air de s’en plaindre, elle arrivait à se contenter du peu, sans râler, c’était rare, c’était doux. Je lui souriais, me levant, cette fois, et prit la parole.

« Oui, tu as raison, il faut faire avec ce qu’on a. Allez, viens, je vais te raccompagner, ton ami Pluto doit s’inquiéter. »


Je m’habillais correctement, me revêtant d’un t-shirt, d’un double porte armes sur les épaules, après tout nous allions au Mugenjô. Je finissais le tout par une veste noire, mettant des baskets. J’attendais qu’elle ouvre la marche vers la sortie, une fois que j’aurais refermé l’appartement, nous nous dirigerons vers le château, je ne pouvais la laisser rentrer seule, autant exposée au danger...

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Aria Zanelli

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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Lun 30 Jan - 22:25

Utilise moi autant que tu voudras


Depuis qu'elle avait fuit le foyer d'accueil et qu'on l'avait séparé définitivement de son gang, la petite n'avait plus aucune relation sociale, bien que Pluto soit là, la présence d'autre personne de son âge où presque. Tant pis, dans un sens elle avait peur car, bien que ses amies de l'extérieur étaient toujours vivantes et en bonne santé si ce n'est quelque ennuie avec la justice, tous ses amis du château de l'infini étaient tous morts dans un tas de sang et de chaire. La vue de leurs cadavre la hantait encore la nuit tout comme celui de sa mère. Dommage qu'il n'y ait pas d'autre enfant à Belt Line, elle pourrait se faire ainsi des nouveaux amis si elle n'avait pas peur de les perdre une nouvelle fois à cause de la cruauté du château. Sauf qu'en se rappelant à que Belt Line était la pire zone du château à cause de la barbarie, beaucoup moins subtile que dans Babylone City, mieux valait qu'il n'y ait pas d'autre enfant, il ne vivrait pas plus de quelque minute. Au final elle était condamner à rester seule si elle vivait là bas. Il n'y avait même pas d'animaux à Belt Line, les seuls animaux qu'on pouvait trouver vivaient dans la zone basse car ils avaient plus de chance de survis, dans la zone centrale ils seraient manger en moins de deux, et puis ils étaient bien trop intelligent pour ne pas essayer d'y aller. C'est vrai que les être humain qui vivaient dans la zone basse cherchait inlassablement de monter au niveau supérieur alors que leur camarade y finissait toujours en une tâche de sang vulgaire contre un des murs. Parfois elle aimerait bien avoir un crayon, avec un crayon elle pourrait dessiner sur les murs le sol et même le plafond moisis, tachés par l'humidité et la mort, des dessins qui lui ferait pensées à des choses joyeuses, et pourquoi pas, penser à la liberté.

Toujours en le fixant, attendant sa réponse avec impatience, il lui avoua qu'il fuyait le passé et qu'il refusait d'emporter quelqu'un avec lui. Pourtant il venait de dire qu'il ne fallait pas rester seule, que c'était même important. Elle se redressa net, s'appuyant sur le rebord du canapé, comme une petite mangouste aux aguets choquées par ses propos. Il faisait le contraire de ce qu'il lui disait, c'était pas logique, et si c'était important de ne pas être seul alors lui non plus ne devait pas l'être, elle n'allait donc pas le laisser à son sort, elle s'y refusait.

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Emporte moi alors ! Comme ça tu ne sera pas tout seul surtout que tu as dis que c'était important de ne pas l'être. Et puis je t'aiderais à fuir le passé.


Un large sourire innocent et sincère se dessinait sur les lèvres. Elle ne voulait pas le laisser tout seul, pourtant elle ne pouvait pas lui dire de rester avec elle parce qu'elle ne pouvait pas abandonner Pluto, c'était un véritable problème. Qu'est ce qu'elle pouvait faire pour l'aider ? C'était si dure lorsque deux mondes nous sépare, enfin pas exactement puisqu'ils étaient en vrai du même monde, celui qui avait pour nom le château de l'infini. Mais l'ange souffrait à l'idée de ne pas pouvoir aider quelqu'un, surtout l'homme qui l'avait aider et prit soin d'elle. C'est vrai c'était si frustrant de se dire qu'on ne pouvait pas aider celui qui nous avait tendu la main. Baissant le regard sur le sol elle chercha une solution dans sa petite tête mais rien ne lui venait, ça l'énervait un peu. Plein de moue différente apparaissait sur son visage, de la moue pensif à celle de vexée, passant même par la moue boudeuse envers elle même.

Agon la sortit de toutes ses pensées angéliques et noble en lui rappelant qu'il fallait qu'elle rentre. Elle n'en avait pas envie, elle se retient de soupire. Elle se sentait stupide elle s'était habituée à l'atmosphère qu'une habitation qui ne respirait pas la mort et la moisissure et l'idée de quitter cet endroit chaleureux la déprimait. Mais Pluto allait en effet s'inquiéter et elle ne le voulait pas, il était bien gentil de l'aider à sortir de temps en temps, même si elle aimerait qu'il la laisse sortir plus souvent, sans compter que mine de rien c'était grâce à lui qu'elle avait pu aller dans la zone basse, car c'était lui qui avait assassiné celui qu'il l'élevait et qui d'ailleurs l'avait lui même créer, ce scientifique fou qui ses servaient d'eux comme des expériences pour vaincre Babylone City.

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Oui tu as raison, il va pas être content si je reste trop longtemps dehors.


Comme lui elle se rhabilla, enfin non elle n'avait que ses chaussures à mettre ce fut donc rapide. Nana était donc sortit du canapé avec peu d'entrain, faut dire qu'elle n'avait aucune motivation à partir, elle aurait préféré que se soit Pluto qui vienne, mais il ne voulait pas, il ne pouvait pas. Voyant qu'il l'attendait, elle prit la route de la sortit avec une petite mine, le laissant fermer la porte avant de descendre les étages jusqu'à retourner dans le hall. Là il faudrait marcher jusqu'au château, inquiète elle prit dans sa main gauche le bout du col du pull qu'elle portait pour le remontrer jusqu'à son nez pour être un peu moins stressé et se rassurer un petit peu. À chaque fois qu'elle sortait, le retour était toujours dure, pas spécialement parce qu'elle n'avait pas envie mais parce qu'elle voyait des choses horribles le temps qu'elle trouve le chemin que Pluto lui préparait.

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Si l'ironie était faite de framboises, nous aurions de quoi faire un certain nombre de tartelettes.
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MessageSujet: Re: It's too easy ~ Lun 30 Jan - 23:22

† Je ne vous laisserais aucune chance †



Lorsque je lui annonçais l’heure du départ, je le vis faire la tête. Je souriais à cette expression, il était tout à fait normal, partir d’un lieu rassurant, propre, chaud, accueillant, pour repartir dans un endroit miséreux, sale, et effrayant. La différence était énorme, si j’avais pu je l’aurais bien gardé, mais le soucis était surtout ce Pluto. Il avait l’air d’être du genre à s’inquiéter, et à tout faire pour pas qu’elle s’en aille. Je ne voulais pas lui attirer des problèmes. Cela ne m’aurait pas déranger, offrir un semblant de vie pour s’échapper du château serait pour moi une bonne action. J’en avais tellement peu fait dans ma vie, les bonnes actions, devenir un mec normal, un gentil gars bien soigné, peut être était-ce la solution pour s’éclipser de la misère d’antan. A vrai dire je n’en savais rien, j’essayais les solutions qui se présentaient à moi. Et la dernière mise à jour était le bien, enfin, dans une certaine limite. Ce n’était pas parce que j’aidais Nana, que je n’allais pas poursuivre mon métier. J’allais me venger rapidement, histoire d’écarter mes soucis. Je sortais, mais je n’étais pas en sécurité, à tout moment on pouvait me tomber dessus, il fallait que je fasse attention à la jeune fille m’accompagnant, surtout avec la mobilité de mon épaule réduite. Elle commença la marche, je fermais mon logement à clés, et nous descendions les marches sans un mot. Ses paroles étaient justes, je lui avais conseillé d’avoir un ami, mais je n’avais moi même personne. Je mettais ça sur l’excuse que les adultes donnent toujours lorsqu’ils ont tord et qu’ils ne veulent ni l’accepter ni expliquer, « tu comprendras quand tu seras plus grande ». Je ne le dis pas à haute voix, je me rassurais juste, gardant cette vision, et ne pas me convaincre que je vivais d’illusions. Nous arrivions donc au hall, je la vis un peu stressé, comme si elle redoutait ce qui l’attendait. J’ouvrais la porte, plaçant ma main dans son dos, proche de son épaule, pour la rassurer. J’ouvrais la marche, je la laissais quelque peu en retrait, à l’abri de n’importe quelle portée. Je marchais prudemment, gardant un rythme normal, je regardais les alentours, en l’air, dans les cafés voisins, ne savait-on jamais..

Plus la marche se poursuivait, plus j’appréhendais. Le Mugenjô, cela faisait quelques années que je n’y étais pas retourner. Une boule de stress, ou de crainte même, se formait petit à petit dans mon ventre. Malgré tout, je gardais mon calme, ne montrant aucun signe d’anxiété. Je continuais d’avancer, gardant près de moi la jeune Nana. Nous traversions donc la foule, il y avait toujours du monde vers ces heures là. A travers la foule, nous nous frayons un chemin, passant inaperçu. La discrétion était importante, les gens comme nous étaient facilement reconnaissable. J’écrasais mon mégot au sol, poursuivant notre route. Mais c’est lorsque la foule devenait plus dense, que les problèmes commencèrent réellement. Les voleurs à la sauvette, ce quartier en regorgeait, des jeunes adolescents, passant à côté de vous, ayant développé un don pour vous volez, pour extirper ce que vous avez dans votre poche sans que vous vous en rendiez compte. Je pris la main de Nana, et de l’autre sortait une lame, presque invisible, cachée sous la reliure de ma manche. Je souriais, ne montrait pas ce qui allait se passer à la jeune fille. Je ne savais pas pourquoi mais je cherchais à la préserver, elle avait sans aucun doute vu pire, mais, mon image était importante. Je ne voulais pas qu’elle me voit telle que j’étais vraiment. Oui, car je n’étais pas du tout une bonne personne, pas quelqu’un que l’on fréquente, une sorte de monstre tuant pour vivre. Alors que j’avais repéré quelques voleurs, notre route en rencontra un, vers mon côté, il eut à peine le temps de sortir sa main de son pull, qu’il se retrouvait avec la sentence d’antan. Sa main au sol, son sang coulant, il criait légèrement, j’accélérais le pas. Très discrètement je rangeais la lame dans ma poche. Aucune trace, aucun bruit, aucun soupçon, c’était comme si rien ne s’était passé.

La cohue des gens, nous aura au moins permit de pouvoir s’éclipser plus rapidement en direction du château, et là, les vrais soucis commençaient. On entrait pas si facilement au Mugenjô, on pouvait prendre la voix principale et être accosté par tout les côtés, ou bien, entrer discrètement, mais ne pas se faire repérer. En effet, des intrus au château de l’infini s’étaient très mal vu, et là, on ne vous accostait pas, mais on vous tombait dessus, directement. Je choisissais donc la voie principale, c’était le moins dangereux, mais la preuve de mon horrible sang froid. Mais je n’avais pas réellement le choix, pour sa sécurité, et pour avoir un minimum de problème. Je soupirais, m’allumais une cigarette, et m’engageait donc vers la Zone Basse du Mugenjô, les souvenirs revenaient déjà. Pratiquement quelques minutes après que nous pénétrions au sein du château, trois hommes, ou plutôt cadavres sur pattes avancèrent vers nous. J’enlevais ma veste, le jetant sur la tête de Nana. Ainsi, je pris la parole.


« Reste sous ça, compte jusqu’à 10. »


Je dégainais mes deux flingues, tirant sur les trois hommes. Ils tombèrent vite, ainsi les soutiens cachés des alentours sortirent leurs armes. Je pus ainsi, tirés sur eux, les abattant tous. Une fois le décompte terminé, je récupérais la veste, prenant la main de Nana, tout en souriant, je reprenais la route vers Belt Line, là, ce sera autre chose....

"Guide moi."


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